Un problème avec cette vidéo ? Plutonium disparu
Incident nucléaire à Cadarache qu'Areva a révélé 4 mois plus tard.
L'audition menée en urgence à l'Assemblée nationale mercredi a permis de mieux cerner l'incident nucléaire de Cadarache… enfin, plutôt de poser les bonnes questions. Yves Cochet, député (Verts) de Paris, a trouvé « curieux » de ne pas entendre les vrais responsables, à savoir le Commissariat à l'énergie atomique, propriétaire du site de Cadarache (Bouches-du-Rhône) et Areva son opérateur réel.
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Que signifie plus de 10 kilos de plutonium concentrés au même endroit ? Un « risque de criticité », comme disent les experts du nucléaire, c'est-à-dire qu'il n'y a pas d'accident réel mais le risque de démarrage d'une réaction nucléaire en chaîne, comme celui qui a eu lieu à la centrale de Tokaimura au Japon en 1999 (deux ouvriers tués, 19 irradiés et 600 riverains exposés).
Remarque de Yves Cochet :
« C'est la première fois que l'Autorité de Sûreté Nucléaire, qui fait des rapports sans arrêt, qualifie le risque d'incident de “grave et imminent.”
Le député a interrogé les responsables de l'ASN sur la rétention d'information du CEA et d'Areva, qu'ils sont censés contrôler. Il a trouvé que :
“Les experts se sentent un peu morveux car ils ont l'impression de se faire berner. En clair, les gendarmes n'ont rien vu.”
Décision unilatérale ou prise avec l'aval du gouvernement ?
Comme le décrit précisément le rapport de l'IRSN, voici les faits :
“Le 17 juin 2009, lors de l'inventaire des matières nucléaires présentes dans les différents postes comptables, l'exploitant a constaté que la masse totale de matières fissiles récupérées depuis le dernier inventaire (mai 2008) était nettement supérieure à celle prévue. (…) ce qui aurait dû amener l'exploitant à informer plus rapidement l'ASN.”
Ce qui fait dire à Sylvestre Huet, journaliste à Libération sur son blog qu'il y a “manifestement une affaire dans l'affaire, qu'il faudra bien éclaircir” :
“La vraie question serait, me semble t-il de se demander si, fin juin début juillet, la décision d'attendre encore d'avoir de meilleures estimations pour rédiger la déclaration formelle d'incident à l'ASN, donc écrite, fut une initiative isolée, unilatérale et non justifiable du CEA et d'Areva, ou si cette décision fut en réalité prise avec l'accord tacite à un niveau quelconque de l'ASN ou du gouvernement.”
http://www.rue89.com/2009/10/24/cadarache-les-experts-du-nucleaire-se-sentent-morveux-123075
L'audition menée en urgence à l'Assemblée nationale mercredi a permis de mieux cerner l'incident nucléaire de Cadarache… enfin, plutôt de poser les bonnes questions. Yves Cochet, député (Verts) de Paris, a trouvé « curieux » de ne pas entendre les vrais responsables, à savoir le Commissariat à l'énergie atomique, propriétaire du site de Cadarache (Bouches-du-Rhône) et Areva son opérateur réel.
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Que signifie plus de 10 kilos de plutonium concentrés au même endroit ? Un « risque de criticité », comme disent les experts du nucléaire, c'est-à-dire qu'il n'y a pas d'accident réel mais le risque de démarrage d'une réaction nucléaire en chaîne, comme celui qui a eu lieu à la centrale de Tokaimura au Japon en 1999 (deux ouvriers tués, 19 irradiés et 600 riverains exposés).
Remarque de Yves Cochet :
« C'est la première fois que l'Autorité de Sûreté Nucléaire, qui fait des rapports sans arrêt, qualifie le risque d'incident de “grave et imminent.”
Le député a interrogé les responsables de l'ASN sur la rétention d'information du CEA et d'Areva, qu'ils sont censés contrôler. Il a trouvé que :
“Les experts se sentent un peu morveux car ils ont l'impression de se faire berner. En clair, les gendarmes n'ont rien vu.”
Décision unilatérale ou prise avec l'aval du gouvernement ?
Comme le décrit précisément le rapport de l'IRSN, voici les faits :
“Le 17 juin 2009, lors de l'inventaire des matières nucléaires présentes dans les différents postes comptables, l'exploitant a constaté que la masse totale de matières fissiles récupérées depuis le dernier inventaire (mai 2008) était nettement supérieure à celle prévue. (…) ce qui aurait dû amener l'exploitant à informer plus rapidement l'ASN.”
Ce qui fait dire à Sylvestre Huet, journaliste à Libération sur son blog qu'il y a “manifestement une affaire dans l'affaire, qu'il faudra bien éclaircir” :
“La vraie question serait, me semble t-il de se demander si, fin juin début juillet, la décision d'attendre encore d'avoir de meilleures estimations pour rédiger la déclaration formelle d'incident à l'ASN, donc écrite, fut une initiative isolée, unilatérale et non justifiable du CEA et d'Areva, ou si cette décision fut en réalité prise avec l'accord tacite à un niveau quelconque de l'ASN ou du gouvernement.”
http://www.rue89.com/2009/10/24/cadarache-les-experts-du-nucleaire-se-sentent-morveux-123075
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n'oublions pas la transparence que nous avons connu avec Tchernobyl
la communication sur le nucléaire reste sensible en France
merci Rikiai
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