Tous ces méga-distributeurs existent grâce à nous. Sans notre fréquentation, ils disparaîtraient. On pourrait très bien se passer d'eux, comme on le faisait lorsque j'étais gosse. Cela fait des années que je ne les fréquente plus et je m'en porte beaucoup mieux !
On me répond souvent: "manque de temps". Peut-être. Il semble qu'un français moyen (!) passe 3h par jour devant sa télévision. A quoi sert-il de gagner tellement en productivité (il paraît qu'on est les meilleurs du monde !), si c'est pour ne pas trouver le temps de faire le marché ?
Je reconnais que j'ai compris tout ça peu à peu, depuis que j'ai arrêté de travailler. Et oui, le travail, ça vous bouffe la vie, ça engraisse des profiteurs et on manque de temps pour réfléchir (et pour vivre ...). Il faut parfois y passer mais pas toute sa vie quand même !
exact hidalgo
et pour ceux que cela intéresse il faut lire ce petit livre :
150 petites expériences de psychologie des médias
extrait :
Aujourd’hui, un Français passe en moyenne trois heures par jour devant sa télévision. Il entend la radio murmurer en permanence pendant son petit-déjeuner ou à sa pause de midi, ouvre le journal du soir en se posant dans le fauteuil du salon, lorsqu’il ne surfe pas sur Internet. En un mot, nous sommes gavés d’informations.
Sans doute cette situation ne s’est-elle jamais produite dans toute l’histoire de l’humanité. Prenez le cas d’un indi- vidu quelconque placé devant son poste de télévision lors des informations de 20 heures.
Successivement, il appren- dra la mort d’un enfant dans l’incendie d’une maison du Doubs, l’explosion d’une bombe à Bali, l’ouverture d’une clinique psychiatrique pour chiens dans un hôpital de Floride, l’échec de négociations israélo-palestiniennes, le résultat d’un match entre un club de football italien et un
club de football français, le nouveau disque enregistré par une actrice à la mode, et les progrès de la médecine dans le traitement d’une maladie héréditaire.
Que dire de ce regard ?
Qu’il est périphérique. Il est comme omniscient. La télévision nous transporte dans n’importe quel coin du monde et collecte en quelques instants des données que jamais, en une vie consacrée à parcourir
la surface du globe, nous ne pourrions rassembler par nos propres moyens. Et elle fait cela 24 heures sur 24.
Mais en même temps, ce regard n’est pas un regard déli- béré, choisi ou maîtrisé. Nous ne le tournons pas là où nous le voulons, il nous est imposé par les caméras. C’est en outre un regard déformé car les reportages accordent plus d’importance à certains thèmes qu’à d’autres, en fonction de modes, de disponibilité de l’information, de concertations dans les rédactions, de contrats publicitaires.
Crédulité, angoisse et paranoïa
Face à ce spectacle permanent et sur-rythmé, nous sommes modifiés de l’intérieur. D’abord, par unetotale crédulité.
Des expériences ont montré que lorsque l’information devient trop rapide, le cerveau humain tend à la considérer de plus en plus comme vraie, sans se poser la question de sa validité. Les médias surchargent notre cerveau d’informations, si bien que nous ne pouvons plus les remettre en question.
Ensuite, nous nous construisons du monde une image fantasmatique. Les psychologues ont appelé ce phénomène « syndrome du grand méchant monde » : comme les informations montrent en priorité les meurtres, les viols, les accidents, les guerres, les incendies, les attentats, les catastrophes naturelles, les grèves, les émeutes, il en résulte une représentation du monde plus noire que la réalité. Autre conclusion des recherches en psychologie : plus un citoyen fait une forte consommation de médias, plus il noircit son
monde, acquérant la conviction que la Terre est un endroit fondamentalement dangereux.
Mais le phénomène est global. Les biais de perceptions, les distorsions et les illusions se multiplient, faisant de la scène médiatique une forme de rêve éveillé. Face à certaines informations, nous
développons ainsi de fausses croyances. Celle que la grippe aviaire va bientôt éclater dans nos villes, par exemple lorsque nous avons vu trop de poulets incinérés aux images du 20 heures. Les mécanismes de ces amplifications de croyances sont aujourd’hui 150 petites expériences de psychologie des médias
élucidés. Grâce en soit rendue à la psychologie, cette science concrète en progression.
Quand la télé s’éteint, le cerveau s’allume
Pourquoi, dans ce cas, consultons-nous les médias ? Il se peut que nous en soyons dépendants. Que cette forme de discours trop rapide finisse par suractiver le système nerveux, lequel aurait alors besoin
d’une dose régulière d’images et de sons compressés pour se sentir à l’aise.
C’est effectivement ce que suggèrent d’autres expériences. Mais il y a plus inquiétant : on sait que les personnes les plus grosses consommatrices de télévision se plantent devant leur poste pour ne pas penser à toutes les choses réelles qu’elles auraient à faire (régler une facture, laver la vaisselle,
téléphoner à un ami, etc.). La question peut se poser : les médias remplacent-ils la pensée ?
D’un point de vue cognitif, cette question est légitime :
lorsque nous nous livrons à des activités autonomes, notre cerveau suscite des images qui se succèdent selon un scénario qui nous est propre, destiné à résoudre un problème.
Par exemple, si je me demande comment je vais organiser la soirée d’anniversaire de mon meilleur ami, mon cerveau fabrique des images qui vont servir à planifier l’action. Il va imaginer la séance de courses et les produits à acheter, le temps mis pour rentrer à la maison, le nom des personnes à contacter, la décoration du salon, etc. Cette activité projective, nommée simulation mentale, structure chacune de nos
actions, et repose sur la sécrétion d’images mentales par le cerveau.
Or, lorsque nous regardons la télévision, les images mentales ne sont pas fabriquées par le cerveau. Elles sont proposées par un dispositif électronique et délivrées à grande échelle. Nous ne participons pas à leur élaboration. Nous ne faisons pas œuvre d’imagination. En outre, toutes cesimages mentales sont les mêmes pour des millions de personnes. Notre être imaginal se dissout donc dans une passivité indifférenciée.
La lecture de la presse écrite est moins sujette à ces dérives car le cerveau crée des images mentales à partir de mots.
Quant à la radio, elle se situe à mi-chemin : le cerveau peut toujours susciter des images mentales à partir des mots entendus, mais ne peut pas choisir le rythme de production de ces images, qui est dicté par le rythme de l’élocution et par la programmation radiophonique.
C’est peut-être la raison pour laquelle Internet se développe actuellement si rapidement. Le modèle d’un média centralisé qui diffuse l’information pendant que les masses la reçoivent passivement pourrait avoir fait son temps. Les blogs, forums de discussion, émissions sur Internet, attirent
de plus en plus de personnes désireuses d’une information moins passive, plus participative.
Ce qu’il faut garder à l’esprit en abordant ce chapitre, c’est que la représentation de notre monde par la lucarne du poste de télévision, du transistor ou des titres de journaux est une construction humaine. Non pas une pièce de théâtre écrite à l’avance, mais un discours permanent et fluctuant sur le monde, empreint de peurs, d’angoisses et de névroses. Si ce discours était prononcé par un individu dans
notre salon, ce serait un discours à la fois décousu, très affirmatif, hyperactif, angoissant et considéré comme vrai par un maximum de personnes. De quoi se demander si nous serions prêts à accepter un tel interlocuteur dans notre vie quotidienne, et si oui, quel serait le meilleur moyen de resituer ses propos à leur bonne place.
merci Arnaud pour nous faire partager cette très intéressante "vidéo".
tout à fait raison hidalgo, et surtout sur le dernier paragraphe.
bon, j'avoue que j'ai pas tout écouté, mais cela va se faire tranquillement.
bref, je pensai à une petite idée, c'était de donner un cd audio de cette conférence à ma superette du coin, pour qu'elle puisse en faire des copies, et les données à ces clients. Pas facile de tenir une petite superette dans un ptit patelin, pas assez grand pour avoir un marché.
si l'idée tente quelqu'un, qu'il n'hésite pas à faire partager sa conversion en wav et sa petite présentation du cd ici ;)
Je rajouterais tout de même que presque tout, si ce n'est tous les fruits et légumes ont un apport nutritionnelle moitié moins important, puisque ceux ci sont hybride (programme de la FAO et de l'OMC sous le doux nom moyenâgeux : codex alimentarus.)
La question, si je ne me trompe, serait : comment consommer différemment ? (la question s'adresse évidemment à cette majorité dont je fais partie, habitant hlm, barres, tour).
Je sais que les "paniers" existe, mais sont souvent réduit aux ruraux (quartier de maison), je sais que le commerce de proximité n'est plus ou pratiquement plus possible sans qu'ils ne fassent faillite. Je sais que l'asso kokopelli existe..mais..
Moitié moins nutritionnel, pour que tu aies besoin/envie d'en bouffer le double... C'est la "beauté" du système, et le culte de la sacrosainte croissance qui va avec.
Pour consommer différemment en barre HLM, là tu poses la vraie question... Mais il doit bien être possible de mettre en place des potagers communautaires, sur les toits des immeubles, en montant des serres à proximité des immeubles, dans les parcs?... Cela pourrait permettre de redévelopper un tissu social par la même occasion... Enfin bon, je rêve un peu peut-être.
Si tu veux des idées encore, regarde l'expérience cubaine de la "période spéciale" : ils ont transformé La Havane en un énorme potager.
Fais une recherche sur le web, tu trouveras de quoi avoir comme points de départ. Naturellement, tu ne pourras pas le faire seul, il faudra que tout le quartier participe d'une façon ou d'une autre.
Ce sont des vrais f... de p.....délocalisation, mort des petits commmerces, mort des débouchés pour nouveaux produits, mort de la diversité, baisse de qualité, malbouffe;
Seul moment ou j'ai tiqué c'est lorsqu'il a dit que par bétise il a deja travaillé pour un supermarché, il ne faut pas oublier que beaucoup de monde y travaillle et que certains n'ont pas ,ou, n'ont pas eu le choix!!, sans qualifications y'a l'usine ou le supermarché ou la manutention;c'est a choisir parmis les taffs ingrats...y'a le btp aussi ...
Mais sinon doc génial!!!!!
Pour répondre à getchoo : "Cela pourrait permettre de redévelopper un tissu social par la même occasion... Enfin bon, je rêve un peu peut-être"
"L'AMAP (Association pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne) est
un partenariat de solidarité et de proximité, entre un paysan
et un groupe de consom'acteurs, pour une agriculture pérenne,
économiquement, socialement et écologiquement."
* contribuer à la sauvegarde de la biodiversité planétaire,
* rendre accessible aux jardiniers européens des variétés anciennes de plantes et en particulier des variétes potagères, devenues rares,
* redonner des semences traditionnelles aux paysans du Tiers monde (Inde, etc.),
* favoriser la naissance de réseaux paysans pour préserver la culture de variétés anciennes et de semences traditionnelles dans le Tiers monde,
* mettre en place des centres de ressources génétiques dans le Tiers monde,
* préserver l'existence des semences non OGM et l'agriculture paysanne.
Salut arnaud, l'Amap de ma région compte trop d'adhérent ce qui m'amenne à cette trouvaille, qui peut peut être aider aussi ,car certaines fermes peuvent livrer, a des prix très sympa, du bio!!Il faut s'arranger avec eux! pour le lieu de livraison!!! http://annuaire.agencebio.org/presdechezvous2.asp
Tous ces méga-distributeurs existent grâce à nous. Sans notre fréquentation, ils disparaîtraient. On pourrait très bien se passer d'eux, comme on le faisait lorsque j'étais gosse. Cela fait des années que je ne les fréquente plus et je m'en porte beaucoup mieux !
On me répond souvent: "manque de temps". Peut-être. Il semble qu'un français moyen (!) passe 3h par jour devant sa télévision. A quoi sert-il de gagner tellement en productivité (il paraît qu'on est les meilleurs du monde !), si c'est pour ne pas trouver le temps de faire le marché ?
Je reconnais que j'ai compris tout ça peu à peu, depuis que j'ai arrêté de travailler. Et oui, le travail, ça vous bouffe la vie, ça engraisse des profiteurs et on manque de temps pour réfléchir (et pour vivre ...). Il faut parfois y passer mais pas toute sa vie quand même !
et pour ceux que cela intéresse il faut lire ce petit livre :
150 petites expériences de psychologie des médias
extrait :
Aujourd’hui, un Français passe en moyenne trois heures par jour devant sa télévision. Il entend la radio murmurer en permanence pendant son petit-déjeuner ou à sa pause de midi, ouvre le journal du soir en se posant dans le fauteuil du salon, lorsqu’il ne surfe pas sur Internet. En un mot, nous sommes gavés d’informations.
Sans doute cette situation ne s’est-elle jamais produite dans toute l’histoire de l’humanité. Prenez le cas d’un indi- vidu quelconque placé devant son poste de télévision lors des informations de 20 heures.
Successivement, il appren- dra la mort d’un enfant dans l’incendie d’une maison du Doubs, l’explosion d’une bombe à Bali, l’ouverture d’une clinique psychiatrique pour chiens dans un hôpital de Floride, l’échec de négociations israélo-palestiniennes, le résultat d’un match entre un club de football italien et un
club de football français, le nouveau disque enregistré par une actrice à la mode, et les progrès de la médecine dans le traitement d’une maladie héréditaire.
Que dire de ce regard ?
Qu’il est périphérique. Il est comme omniscient. La télévision nous transporte dans n’importe quel coin du monde et collecte en quelques instants des données que jamais, en une vie consacrée à parcourir
la surface du globe, nous ne pourrions rassembler par nos propres moyens. Et elle fait cela 24 heures sur 24.
Mais en même temps, ce regard n’est pas un regard déli- béré, choisi ou maîtrisé. Nous ne le tournons pas là où nous le voulons, il nous est imposé par les caméras. C’est en outre un regard déformé car les reportages accordent plus d’importance à certains thèmes qu’à d’autres, en fonction de modes, de disponibilité de l’information, de concertations dans les rédactions, de contrats publicitaires.
Crédulité, angoisse et paranoïa
Face à ce spectacle permanent et sur-rythmé, nous sommes modifiés de l’intérieur. D’abord, par unetotale crédulité.
Des expériences ont montré que lorsque l’information devient trop rapide, le cerveau humain tend à la considérer de plus en plus comme vraie, sans se poser la question de sa validité. Les médias surchargent notre cerveau d’informations, si bien que nous ne pouvons plus les remettre en question.
Ensuite, nous nous construisons du monde une image fantasmatique. Les psychologues ont appelé ce phénomène « syndrome du grand méchant monde » : comme les informations montrent en priorité les meurtres, les viols, les accidents, les guerres, les incendies, les attentats, les catastrophes naturelles, les grèves, les émeutes, il en résulte une représentation du monde plus noire que la réalité. Autre conclusion des recherches en psychologie : plus un citoyen fait une forte consommation de médias, plus il noircit son
monde, acquérant la conviction que la Terre est un endroit fondamentalement dangereux.
Mais le phénomène est global. Les biais de perceptions, les distorsions et les illusions se multiplient, faisant de la scène médiatique une forme de rêve éveillé. Face à certaines informations, nous
développons ainsi de fausses croyances. Celle que la grippe aviaire va bientôt éclater dans nos villes, par exemple lorsque nous avons vu trop de poulets incinérés aux images du 20 heures. Les mécanismes de ces amplifications de croyances sont aujourd’hui 150 petites expériences de psychologie des médias
élucidés. Grâce en soit rendue à la psychologie, cette science concrète en progression.
Quand la télé s’éteint, le cerveau s’allume
Pourquoi, dans ce cas, consultons-nous les médias ? Il se peut que nous en soyons dépendants. Que cette forme de discours trop rapide finisse par suractiver le système nerveux, lequel aurait alors besoin
d’une dose régulière d’images et de sons compressés pour se sentir à l’aise.
C’est effectivement ce que suggèrent d’autres expériences. Mais il y a plus inquiétant : on sait que les personnes les plus grosses consommatrices de télévision se plantent devant leur poste pour ne pas penser à toutes les choses réelles qu’elles auraient à faire (régler une facture, laver la vaisselle,
téléphoner à un ami, etc.). La question peut se poser : les médias remplacent-ils la pensée ?
D’un point de vue cognitif, cette question est légitime :
lorsque nous nous livrons à des activités autonomes, notre cerveau suscite des images qui se succèdent selon un scénario qui nous est propre, destiné à résoudre un problème.
Par exemple, si je me demande comment je vais organiser la soirée d’anniversaire de mon meilleur ami, mon cerveau fabrique des images qui vont servir à planifier l’action. Il va imaginer la séance de courses et les produits à acheter, le temps mis pour rentrer à la maison, le nom des personnes à contacter, la décoration du salon, etc. Cette activité projective, nommée simulation mentale, structure chacune de nos
actions, et repose sur la sécrétion d’images mentales par le cerveau.
Or, lorsque nous regardons la télévision, les images mentales ne sont pas fabriquées par le cerveau. Elles sont proposées par un dispositif électronique et délivrées à grande échelle. Nous ne participons pas à leur élaboration. Nous ne faisons pas œuvre d’imagination. En outre, toutes cesimages mentales sont les mêmes pour des millions de personnes. Notre être imaginal se dissout donc dans une passivité indifférenciée.
La lecture de la presse écrite est moins sujette à ces dérives car le cerveau crée des images mentales à partir de mots.
Quant à la radio, elle se situe à mi-chemin : le cerveau peut toujours susciter des images mentales à partir des mots entendus, mais ne peut pas choisir le rythme de production de ces images, qui est dicté par le rythme de l’élocution et par la programmation radiophonique.
C’est peut-être la raison pour laquelle Internet se développe actuellement si rapidement. Le modèle d’un média centralisé qui diffuse l’information pendant que les masses la reçoivent passivement pourrait avoir fait son temps. Les blogs, forums de discussion, émissions sur Internet, attirent
de plus en plus de personnes désireuses d’une information moins passive, plus participative.
Ce qu’il faut garder à l’esprit en abordant ce chapitre, c’est que la représentation de notre monde par la lucarne du poste de télévision, du transistor ou des titres de journaux est une construction humaine. Non pas une pièce de théâtre écrite à l’avance, mais un discours permanent et fluctuant sur le monde, empreint de peurs, d’angoisses et de névroses. Si ce discours était prononcé par un individu dans
notre salon, ce serait un discours à la fois décousu, très affirmatif, hyperactif, angoissant et considéré comme vrai par un maximum de personnes. De quoi se demander si nous serions prêts à accepter un tel interlocuteur dans notre vie quotidienne, et si oui, quel serait le meilleur moyen de resituer ses propos à leur bonne place.
bonne lecture !
et n'oubliez pas d'éteindre la télé ...
tout à fait raison hidalgo, et surtout sur le dernier paragraphe.
bon, j'avoue que j'ai pas tout écouté, mais cela va se faire tranquillement.
bref, je pensai à une petite idée, c'était de donner un cd audio de cette conférence à ma superette du coin, pour qu'elle puisse en faire des copies, et les données à ces clients. Pas facile de tenir une petite superette dans un ptit patelin, pas assez grand pour avoir un marché.
si l'idée tente quelqu'un, qu'il n'hésite pas à faire partager sa conversion en wav et sa petite présentation du cd ici ;)
Et dire que je pensai que les marges arrières n'étaient qu'un lointain souvenir.
En réalité les marges arrières ont bien disparu puisqu'elles ont maintenant un statut légal et sont appelées "autres avantages financiers".
C'est pas beau ça ?
La question, si je ne me trompe, serait : comment consommer différemment ? (la question s'adresse évidemment à cette majorité dont je fais partie, habitant hlm, barres, tour).
Je sais que les "paniers" existe, mais sont souvent réduit aux ruraux (quartier de maison), je sais que le commerce de proximité n'est plus ou pratiquement plus possible sans qu'ils ne fassent faillite. Je sais que l'asso kokopelli existe..mais..
ps : désoler pour les fautes.
Pour consommer différemment en barre HLM, là tu poses la vraie question... Mais il doit bien être possible de mettre en place des potagers communautaires, sur les toits des immeubles, en montant des serres à proximité des immeubles, dans les parcs?... Cela pourrait permettre de redévelopper un tissu social par la même occasion... Enfin bon, je rêve un peu peut-être.
Fais une recherche sur le web, tu trouveras de quoi avoir comme points de départ. Naturellement, tu ne pourras pas le faire seul, il faudra que tout le quartier participe d'une façon ou d'une autre.
Seul moment ou j'ai tiqué c'est lorsqu'il a dit que par bétise il a deja travaillé pour un supermarché, il ne faut pas oublier que beaucoup de monde y travaillle et que certains n'ont pas ,ou, n'ont pas eu le choix!!, sans qualifications y'a l'usine ou le supermarché ou la manutention;c'est a choisir parmis les taffs ingrats...y'a le btp aussi ...
Mais sinon doc génial!!!!!
+1
"L'AMAP (Association pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne) est
un partenariat de solidarité et de proximité, entre un paysan
et un groupe de consom'acteurs, pour une agriculture pérenne,
économiquement, socialement et écologiquement."
http://www.reseau-amap.org/
Les objectifs de l'association :
* contribuer à la sauvegarde de la biodiversité planétaire,
* rendre accessible aux jardiniers européens des variétés anciennes de plantes et en particulier des variétes potagères, devenues rares,
* redonner des semences traditionnelles aux paysans du Tiers monde (Inde, etc.),
* favoriser la naissance de réseaux paysans pour préserver la culture de variétés anciennes et de semences traditionnelles dans le Tiers monde,
* mettre en place des centres de ressources génétiques dans le Tiers monde,
* préserver l'existence des semences non OGM et l'agriculture paysanne.
http://annuaire.agencebio.org/presdechezvous2.asp
Et encore un autre mouvement : http://www.colibris-lemouvement.org/index.php/TH/acteurs/result
Finalement des solutions il y en a !!!!
C'est ça qu'il faudrait voir au info !