Voynet, Cochet, Lepage, et Wehrling en réunion, autour du thème de la jeunesse
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Posté le 07/09/2006

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Hulluleur
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le 03/03/2007 par lilian
Commençons par le commencement ! Contrairement à l'idée reçue chez les beaucoup de jeunes verts français ("l'écologie ne peut être qu'anti-libérale"), le premier économiste qui aborda la question de l'environnement en économie fut l'érudit écossais libéral John Stuart Mill au milieu du XIXème siècle ! Certes il avait une sensibilité sociale qui inspira la politique sociale de Roosevelt, de souche écossaise lui-aussi !

Le message "Il faut passer de l'économie politique à l'écologie politique" fut pour la première fois délivré par le philosophe libéral français Bertrand de Jouvenel en 1957. Certes, il avait également une sensibilité sociale qui fit de lui un biographe de Zola !

On peut également considérer que l'économiste keynésien de souche écossaise John Kenneth Galbraith (libéralisme de gauche américain )prépara le terrain lui aussi avec son livre "L'ère de l'opulence" en 1958.

S'il est juste que des communistes libertaires et des personnalistes chrétiens firent eux-aussi office de pionniers, les marxistes en revanche furent les derniers de la classe ! Au paradis de la gauche toutefois, les derniers sont souvent les premiers ! On doit cependant reconnaître au trotskyste humaniste Ernest Mandal le mérite de s'être posé des questions sur le sujet dans les années soixante !

L'écologie reste une micro-idéologie qui peut s'allier à tout courant ! La preuve est qu'il existe des écologistes libertaires, marxistes, chrétiens personnalistes, liberaux, libertariens, il existe même des éco-fascistes ! Toute réflexion à partir de l'expérience française uniquement conduira un jour les Verts à l'impasse ! En Belgique francophone, des ministres de l'environnement d'obédience libérale ont plus avancé sur la question que le PS wallon peu soucieux de ces questions (plus soucieux de ses féodalités), au-delà des discours creux ! Les verts francophones sont donc amenés aujourd'hui à reconfigurer leur stratégie et à courtiser les libéraux ! En Allemagne, des jeunes de la CDU ont compris les débouchés économiques de l'industrie verte plus rapidement que la gauche communisante dans les pays latins ! Le discours de Marie-George Buffet ou de Laguiller sur la nature foncièrement anti-capitaliste du discours écologiste est stupide, sauf à considérer que l'URSS fit jamais l'effort d'oeuvrer à un industrialisme novateur dans cette voie et qu'il en reste quelque chose dans la culture économique russe !

Les verts aiment parfois se perdre dans des conflits sémantiques qui seraient hilarants s'ils ne portaient pas préjudice à la nécessité de leurs idées ! Les sempiternelles conflits portant sur la "croissance zéro", "la décroissance", "la croissance quand même un peu", est curieusement abordée par nombre de militants ! La question porte sur le caractère qualitatif de la croissance et sur rien d'autre ! Le ralentissement de la croissance en Europe n'a souvent engendré que développement durable du chômage de masse, durable mais insoutenable, car repoussant sans cesse les questions écologiques derrière les préoccupations socio-économiques, comme si elles étaient disjointes ! Soutenir par conséquent que Lepage ou Hulot auraient moins leur mot à dire sur la question que Voynet est ridicule ! Prétendre que la droite à moins de raison que la gauche de s'intéresser à ces questions tout autant ! Radicaliser le message refroidit le patronat français ! Blesser son amour propre en lui indiquant que certains patrons allemands courent plus vite sur la question est plus efficace !

Certes, il y aura bien entendu toujours des conflits de méthode auxquels s'ajoutent bien des divergences sur des dossiers en dehors de la sphère d'expertise des verts ! Quand on charge sa barque de mille revendications contestataires, révolutionnaires, altermondialistes, communautaristes (un retour au droit privé parce que le pouvoir s'est éloigné) on n'est pas prêts de s'unifier sur l'essentiel ! On engendre le saucissonage idéologique et la culture de la pensée en confettis ! La famille politique verte dont j'ai fait partie en Belgique se sera souvent tirée des balles dans le pied en ayant une culture de méfiance de ses "élites", un culture de l'égalitarisme à ce point radicale qu'elle consistait surtout à couper les têtes qui dépassent !

Il est urgent qu'elle focalise le débat sur ses lignes de force et qu'elle se pose également des questions sur les aspects pervers de la génération soixante-huit ! L'a-nationisme, voire l'antinationisme humanitariste va très bien de pair avec le côté a-patride de l'élite financière ! Si on y rajoute la tentation monétariste, on obtient une trilogie nihiliste ! Par exotisme, les verts aiment toujours mieux la défense des autres cultures que la leur, raison pour laquelle ils s'indignent souvent des propos d'un Chevènement, mais sont curieusement moins dérangés par la présence des partis nationalistes écossais, gallois, catalans, sud-tyroliens dans le groupe des verts au Parlement européen ! Dramatique pour l'Europe tant l'universalisme français est capital pour sortir l'Allemagne de sa fascination monétaire perpétuelle, qui s'ajoute à une vision libre-échangiste anglo-saxonne écrabouillant les pays latins ! L'Italie et la France n'ont pas fini de s'infliger un supplice qui déstabilisent de plus en plus leur système politique ! Chassez le culturel, il revient au galop, et c'est très bien ainsi !

A l'heure où Hubert Védrine demande à la gauche d'atterir sur les possibilités (voire même les dangers ou effets pervers) d'un fédéralisme à 27, les verts doivent être les premiers à se poser des questions ! On espère en tous cas que leur meneur au PE méditera avant la fin de sa carrière !

Cela nous évitera de dire : Cohn-Bendit, le francfortois ? Mais c'était le parcours santé de la génération 68 ! De l'Ecole freudo-marxiste de Francfort (explosion du grand ça libérateur, version bonobo) à la Banque de Francfort (contraction par le sur-moi version Bis-Mark) en passant par le franc fort (explosion des dettes publiques) avec l'ossature philosophique et macro-économique d'une saucisse de Francfort ! En langage américain, on dit de San Francisco hippie à Chicago Yuppie en passant par la bourse de New York... hum youpie !

Les verts seront donc mal placés pour donner des leçons à Chevènement ou Dupont-Aignan sur la question ! Pourquoi ? Parce que la superposition des identités creuses européisme/mondialisme (musclés ou non par le préfixe alter) sont à la politique ce que l'esperanto est à la linguistique ! Un langage artificiel et a-culturel qui ne va nulle part ! L'universalisme français liberté-égalité-fraternité est menacé de disparition !

Assimiler Chevènement ou NDA à Lepen ou Devilliers ne me fera jamais oublier que Cohn-Bendit fut applaudi par Madelin au moment de l'UEM, alors que celui-ci est passé depuis soixante-huit de "libérez les Aryens" à "je suis libertarien" ! Au moment du débat sur la Constitution, C-B la défendit avec le philosophe anti-nationiste Antonio Negri, en oubliant que le seul économiste français voulant la suppression de l'Etat-nation français n'est autre que Pascal Salin, libéral-libertarien proche des cercles madelinistes ! Libéral-libertaire-libertarien ! On n'en peut plus de se complaire dans ce subjectivisme romantique, spontanéiste, naturaliste de ver(t)s luisants !

Si l'écrivain allemand Goethe disait "Tout homme a deux patries, la sienne et puis la France", si Benjamin Franklin l'a répété au moment de la Révolution française, si l'Américain Thomas Jefferson l'a lui aussi répété, arrêtons très vite de nous infliger le syndrôme de Waterloo ! Si France n'arrête pas très vite de se complaire dans des discussions gauche-droite dignes du café du commerce, si elle ne réaffirme pas très vite ses valeurs, son esprit, sa personnalité aux reste de l'Europe par la voie de l'ETAT et de la POLITIQUE ETRANGERE, les alter-mondialistes pourront faire de leur pied et de leur main, il ne se passera RIEN DU TOUT !

Il est plus facile de se fantasmer trotskyste ou libertaire en 68 que de se poser la question de savoir pourquoi Malraux qui fit la guerre d'Espagne avec des trotskystes et des anarchistes se rallia à De Gaulle après un face à la mort dans la résistance ! Il est plus facile d'arborer un T-shirt du Che que de comprendre pourquoi un intellectuel français qui combattit aux côtés du Che, Régis Debray, écrivait dans les années 90 un livre intitulé "A demain De Gaulle" ! Le volontarisme politique et l'activisme romantique n'évoluent pas à la même altitude !

Rien n'est plus affaire de micro-idéologie, de petit marxisme gnangnan ou de petit libéralisme naturaliste ! Elargir sa conscience avant d'élargir l'Europe à tous les vents contraires est de la plus haute urgence ! Et les Verts ont du pain sur la planche !
 
le 03/03/2007 par lilian
Commençons par le commencement ! Contrairement à l'idée reçue chez les beaucoup de jeunes verts français ("l'écologie ne peut être qu'anti-libérale"), le premier économiste qui aborda la question de l'environnement en économie fut l'érudit écossais libéral John Stuart Mill au milieu du XIXème siècle ! Certes il avait une sensibilité sociale qui inspira la politique sociale de Roosevelt, de souche écossaise lui-aussi !

Le message "Il faut passer de l'économie politique à l'écologie politique" fut pour la première fois délivré par le philosophe libéral français Bertrand de Jouvenel en 1957. Certes, il avait également une sensibilité sociale qui fit de lui un biographe de Zola !

On peut également considérer que l'économiste keynésien de souche écossaise John Kenneth Galbraith (libéralisme de gauche américain )prépara le terrain lui aussi avec son livre "L'ère de l'opulence" en 1958.

S'il est juste que des communistes libertaires et des personnalistes chrétiens firent eux-aussi office de pionniers, les marxistes en revanche furent les derniers de la classe ! Au paradis de la gauche toutefois, les derniers sont souvent les premiers ! On doit cependant reconnaître au trotskyste humaniste Ernest Mandal le mérite de s'être posé des questions sur le sujet dans les années soixante !

L'écologie reste une micro-idéologie qui peut s'allier à tout courant ! La preuve est qu'il existe des écologistes libertaires, marxistes, chrétiens personnalistes, liberaux, libertariens, il existe même des éco-fascistes ! Toute réflexion à partir de l'expérience française uniquement conduira un jour les Verts à l'impasse ! En Belgique francophone, des ministres de l'environnement d'obédience libérale ont plus avancé sur la question que le PS wallon peu soucieux de ces questions (plus soucieux de ses féodalités), au-delà des discours creux ! Les verts francophones sont donc amenés aujourd'hui à reconfigurer leur stratégie et à courtiser les libéraux ! En Allemagne, des jeunes de la CDU ont compris les débouchés économiques de l'industrie verte plus rapidement que la gauche communisante dans les pays latins ! Le discours de Marie-George Buffet ou de Laguiller sur la nature foncièrement anti-capitaliste du discours écologiste est stupide, sauf à considérer que l'URSS fit jamais l'effort d'oeuvrer à un industrialisme novateur dans cette voie et qu'il en reste quelque chose dans la culture économique russe !

Les verts aiment parfois se perdre dans des conflits sémantiques qui seraient hilarants s'ils ne portaient pas préjudice à la nécessité de leurs idées ! Les sempiternelles conflits portant sur la "croissance zéro", "la décroissance", "la croissance quand même un peu", est curieusement abordée par nombre de militants ! La question porte sur le caractère qualitatif de la croissance et sur rien d'autre ! Le ralentissement de la croissance en Europe n'a souvent engendré que développement durable du chômage de masse, durable mais insoutenable, car repoussant sans cesse les questions écologiques derrière les préoccupations socio-économiques, comme si elles étaient disjointes ! Soutenir par conséquent que Lepage ou Hulot auraient moins leur mot à dire sur la question que Voynet est ridicule ! Prétendre que la droite à moins de raison que la gauche de s'intéresser à ces questions tout autant ! Radicaliser le message refroidit le patronat français ! Blesser son amour propre en lui indiquant que certains patrons allemands courent plus vite sur la question est plus efficace !

Certes, il y aura bien entendu toujours des conflits de méthode auxquels s'ajoutent bien des divergences sur des dossiers en dehors de la sphère d'expertise des verts ! Quand on charge sa barque de mille revendications contestataires, révolutionnaires, altermondialistes, communautaristes (un retour au droit privé parce que le pouvoir s'est éloigné) on n'est pas prêts de s'unifier sur l'essentiel ! On engendre le saucissonage idéologique et la culture de la pensée en confettis, un version idéologique du communautarisme ! La famille politique verte dont j'ai fait partie en Belgique se sera souvent tirée des balles dans le pied en ayant une culture de méfiance de ses "élites", un culture de l'égalitarisme à ce point radicale qu'elle consistait surtout à couper les têtes qui dépassent !

Il est urgent qu'elle focalise le débat sur ses lignes de force et qu'elle se pose également des questions sur les aspects pervers de la génération soixante-huit ! L'a-nationisme, voire l'antinationisme humanitariste va très bien de pair avec le côté a-patride de l'élite financière ! Si on y rajoute la tentation monétariste (veau d'or), on obtient une trilogie nihiliste ! Par exotisme, les verts aiment toujours mieux la défense des autres cultures que la leur, raison pour laquelle ils s'indignent souvent des propos d'un Chevènement, mais sont curieusement moins dérangés par la présence des partis nationalistes écossais, gallois, catalans, sud-tyroliens dans le groupe des verts au Parlement européen ! Dramatique pour l'Europe tant l'universalisme français est capital pour sortir d'un monétarisme germanique s'ajoutant à une vision libre-échangiste anglo-saxonne écrabouillant les pays latins ! L'Italie et la France n'ont pas fini de s'infliger un supplice qui déstabilisent de plus en plus leur système politique ! Chassez le culturel, il revient au galop, et c'est très bien ainsi !

Néo-libéralisme, ce terme un peu flou remis en ciculation dès les années 90, est un terme creux ! Le dernier survivant de cette famille d'économistes (nonagénaire ayant tout vécu dont le Nobel d'économie fut prophétisé par le sociologue libéral keynésien Aron) hurlait "Chienlit (tiens, ça rappelle quelqu'un) laisser-fairiste et libre-échangiste qui fait le jeu des multinationales" au moment de Maastricht ! A l'époque, la famille socialiste était bien la première famille politique d'Europe ! Il n'y a pas un libéralisme ou un néo-libéralisme ! Il y a DES néo-libéralismes ! Le gros de la classe politique européenne s'est satisfait du plus mauvais !

A l'heure où Hubert Védrine demande à la gauche d'atterir sur les possibilités (voire même les dangers ou effets pervers) d'un fédéralisme à 27, les verts doivent être les premiers à se poser des questions ! On espère en tous cas que leur meneur au PE méditera avant la fin de sa carrière !

Cela nous évitera de dire : Cohn-Bendit, le francfortois ? Mais c'était le parcours santé de la génération 68 ! De l'Ecole freudo-marxiste de Francfort (explosion du grand ça libérateur, version bonobo) à la Banque de Francfort (contraction par le sur-moi version Bis-Mark) en passant par le franc fort (explosion des dettes publiques et de la rente des prédateurs de la finance) avec l'ossature philosophique et macro-économique d'une saucisse de Francfort ! En langage américain, on dit de San Francisco hippie à Chicago Yuppie en passant par la bourse de New York... hum youpie !

Certains verts seront donc mal placés pour donner des leçons à Chevènement ou Dupont-Aignan sur la question ! Pourquoi ? Parce que la superposition des identités creuses européisme/mondialisme (musclés ou non par le préfixe alter) sont à la politique ce que l'esperanto est à la linguistique ! Un langage artificiel et a-culturel qui ne va nulle part ! L'universalisme français liberté-égalité-fraternité est menacé de disparition !

Assimiler Chevènement ou NDA à Lepen ou Devilliers ne me fera jamais oublier que Cohn-Bendit fut applaudi par Madelin au moment de l'UEM, alors que celui-ci est passé depuis soixante-huit de "libérez les Aryens" à "je suis libertarien" ! Au moment du débat sur la Constitution, C-B la défendit avec le philosophe anti-nationiste Antonio Negri, en oubliant que le seul économiste français voulant la suppression de l'Etat-nation français n'est autre que Pascal Salin, libéral-libertarien proche des cercles madelinistes ! Rebelotte ! Libéral-libertaire-libertarien ! On n'en peut plus de se complaire dans ce subjectivisme romantique, spontanéiste, naturaliste de ver(t)s luisants !

Si l'écrivain allemand Goethe disait "Tout homme a deux patries, la sienne et puis la France", si Benjamin Franklin l'a répété au moment de la Révolution française, si l'Américain Thomas Jefferson l'a lui aussi répété, arrêtons très vite de nous infliger le syndrôme de Waterloo ! Si France n'arrête pas très vite de se perdre dans des discussions gauche-droite dignes du café du commerce, si elle ne réaffirme pas très vite ses valeurs, son esprit, sa personnalité au reste de l'Europe par la voie de l'ETAT et de la POLITIQUE ETRANGERE, les alter-mondialistes pourront faire de leur pied et de leur main, il ne se passera RIEN DU TOUT !

Il est plus facile de se fantasmer trotskyste ou libertaire en 68 que de se poser la question de savoir pourquoi Malraux, qui fit la guerre d'Espagne avec des trotskystes et des anarchistes, se rallia à De Gaulle après un face à la mort dans la résistance ! Il est plus facile d'arborer un T-shirt du Che que de comprendre pourquoi un intellectuel français qui combattit aux côtés du Che, Régis Debray, écrivait dans les années 90 un livre intitulé "A demain De Gaulle" ! Le volontarisme politique et l'activisme romantique n'évoluent pas à la même altitude !

Rien n'est plus affaire de micro-idéologie, de petit marxisme gnangnan ou de petit libéralisme naturaliste ! Elargir sa conscience avant d'élargir l'Europe à tous les vents contraires est de la plus haute urgence ! Et les Verts ont du pain sur la planche !
 
le 03/03/2007 par lilian
Commençons par le commencement ! Contrairement à l'idée reçue chez les beaucoup de jeunes verts français ("l'écologie ne peut être qu'anti-libérale"), le premier économiste qui aborda la question de l'environnement en économie fut l'érudit écossais libéral John Stuart Mill au milieu du XIXème siècle ! Certes il avait une sensibilité sociale qui inspira la politique sociale de Roosevelt, de souche écossaise lui-aussi !

Le message "Il faut passer de l'économie politique à l'écologie politique" fut pour la première fois délivré par le philosophe libéral français Bertrand de Jouvenel en 1957. Certes, il avait également une sensibilité sociale qui fit de lui un biographe de Zola !

On peut également considérer que l'économiste keynésien de souche écossaise John Kenneth Galbraith (libéralisme de gauche américain )prépara le terrain lui aussi avec son livre "L'ère de l'opulence" en 1958.

S'il est juste que des communistes libertaires et des personnalistes chrétiens firent eux-aussi office de pionniers, les marxistes en revanche furent les derniers de la classe ! Au paradis de la gauche toutefois, les derniers sont souvent les premiers ! On doit cependant reconnaître au trotskyste humaniste Ernest Mandal le mérite de s'être posé des questions sur le sujet dans les années soixante !

L'écologie reste une micro-idéologie qui peut s'allier à tout courant ! La preuve est qu'il existe des écologistes libertaires, marxistes, chrétiens personnalistes, liberaux, libertariens, il existe même des éco-fascistes ! Toute réflexion à partir de l'expérience française uniquement conduira un jour les Verts à l'impasse ! En Belgique francophone, des ministres de l'environnement d'obédience libérale ont plus avancé sur la question que le PS wallon peu soucieux de ces questions (plus soucieux de ses féodalités), au-delà des discours creux ! Les verts francophones sont donc amenés aujourd'hui à reconfigurer leur stratégie et à courtiser les libéraux ! En Allemagne, des jeunes de la CDU ont compris les débouchés économiques de l'industrie verte plus rapidement que la gauche communisante dans les pays latins ! Le discours de Marie-George Buffet ou de Laguiller sur la nature foncièrement anti-capitaliste du discours écologiste est stupide, sauf à considérer que l'URSS fit jamais l'effort d'oeuvrer à un industrialisme novateur dans cette voie et qu'il en reste quelque chose dans la culture économique russe !

Les verts aiment parfois se perdre dans des conflits sémantiques qui seraient hilarants s'ils ne portaient pas préjudice à la nécessité de leurs idées ! Les sempiternelles conflits portant sur la "croissance zéro", "la décroissance", "la croissance quand même un peu", est curieusement abordée par nombre de militants ! La question porte sur le caractère qualitatif de la croissance et sur rien d'autre ! Le ralentissement de la croissance en Europe n'a souvent engendré que développement durable du chômage de masse, durable mais insoutenable, car repoussant sans cesse les questions écologiques derrière les préoccupations socio-économiques, comme si elles étaient disjointes ! Soutenir par conséquent que Lepage ou Hulot auraient moins leur mot à dire sur la question que Voynet est ridicule ! Prétendre que la droite à moins de raison que la gauche de s'intéresser à ces questions tout autant ! Radicaliser le message refroidit le patronat français ! Blesser son amour propre en lui indiquant que certains patrons allemands courent plus vite sur la question est plus efficace !

Certes, il y aura bien entendu toujours des conflits de méthode auxquels s'ajoutent bien des divergences sur des dossiers en dehors de la sphère d'expertise des verts ! Quand on charge sa barque de mille revendications contestataires, révolutionnaires, altermondialistes, communautaristes (un retour au droit privé parce que le pouvoir s'est éloigné) on n'est pas prêts de s'unifier sur l'essentiel ! On engendre le saucissonage idéologique et la culture de la pensée en confettis, un version idéologique du communautarisme ! La famille politique verte dont j'ai fait partie en Belgique se sera souvent tirée des balles dans le pied en ayant une culture de méfiance de ses "élites", un culture de l'égalitarisme à ce point radicale qu'elle consistait surtout à couper les têtes qui dépassent !

Il est urgent qu'elle focalise le débat sur ses lignes de force et qu'elle se pose également des questions sur les aspects pervers de la génération soixante-huit ! L'a-nationisme, voire l'antinationisme humanitariste va très bien de pair avec le côté a-patride de l'élite financière ! Si on y rajoute la tentation monétariste (veau d'or), on obtient une trilogie nihiliste ! Par exotisme, les verts aiment toujours mieux la défense des autres cultures que la leur, raison pour laquelle ils s'indignent souvent des propos d'un Chevènement, mais sont curieusement moins dérangés par la présence des partis nationalistes écossais, gallois, catalans, sud-tyroliens dans le groupe des verts au Parlement européen ! Dramatique pour l'Europe tant l'universalisme français est capital pour sortir d'un monétarisme germanique s'ajoutant à une vision libre-échangiste anglo-saxonne écrabouillant les pays latins ! L'Italie et la France n'ont pas fini de s'infliger un supplice qui déstabilisent de plus en plus leur système politique ! Chassez le culturel, il revient au galop, et c'est très bien ainsi !

Néo-libéralisme, ce terme un peu flou remis en ciculation dès les années 90, est un terme creux ! Le dernier survivant de cette famille d'économistes (nonagénaire ayant tout vécu dont le Nobel d'économie fut prophétisé par le sociologue libéral keynésien Aron) hurlait "Chienlit (tiens, ça rappelle quelqu'un) laisser-fairiste et libre-échangiste qui fait le jeu des multinationales" au moment de Maastricht ! A l'époque, la famille socialiste était bien la première famille politique d'Europe ! Il n'y a pas un libéralisme ou un néo-libéralisme ! Il y a DES néo-libéralismes ! Le gros de la classe politique européenne s'est satisfait du plus mauvais !

A l'heure où Hubert Védrine demande à la gauche d'atterir sur les possibilités (voire même les dangers ou effets pervers) d'un fédéralisme à 27, les verts doivent être les premiers à se poser des questions ! On espère en tous cas que leur meneur au PE méditera avant la fin de sa carrière !

Cela nous évitera de dire : Cohn-Bendit, le francfortois ? Mais c'était le parcours santé de la génération 68 ! De l'Ecole freudo-marxiste de Francfort (explosion du grand ça libérateur, version bonobo) à la Banque de Francfort (contraction par le sur-moi version Bis-Mark) en passant par le franc fort (explosion des dettes publiques et de la rente des prédateurs de la finance) avec l'ossature philosophique et macro-économique d'une saucisse de Francfort ! En langage américain, on dit de San Francisco hippie à Chicago Yuppie en passant par la bourse de New York... hum youpie !

Certains verts seront donc mal placés pour donner des leçons à Chevènement ou Dupont-Aignan sur la question ! Pourquoi ? Parce que la superposition des identités creuses européisme/mondialisme (musclés ou non par le préfixe alter) sont à la politique ce que l'esperanto est à la linguistique ! Un langage artificiel et a-culturel qui ne va nulle part ! L'universalisme français liberté-égalité-fraternité est menacé de disparition !

Assimiler Chevènement ou NDA à Lepen ou Devilliers ne me fera jamais oublier que Cohn-Bendit fut applaudi par Madelin au moment de l'UEM, alors que celui-ci est passé depuis soixante-huit de "libérez les Aryens" à "je suis libertarien" ! Au moment du débat sur la Constitution, C-B la défendit avec le philosophe anti-nationiste Antonio Negri, en oubliant que le seul économiste français voulant la suppression de l'Etat-nation français n'est autre que Pascal Salin, libéral-libertarien proche des cercles madelinistes ! Rebelotte ! Libéral-libertaire-libertarien ! On n'en peut plus de se complaire dans ce subjectivisme romantique, spontanéiste, naturaliste de ver(t)s luisants !

Si l'écrivain allemand Goethe disait "Tout homme a deux patries, la sienne et puis la France", si Benjamin Franklin l'a répété au moment de la Révolution française, si l'Américain Thomas Jefferson l'a lui aussi répété, arrêtons très vite de nous infliger le syndrôme de Waterloo ! Si France n'arrête pas très vite de se perdre dans des discussions gauche-droite dignes du café du commerce, si elle ne réaffirme pas très vite ses valeurs, son esprit, sa personnalité au reste de l'Europe par la voie de l'ETAT et de la POLITIQUE ETRANGERE, les alter-mondialistes pourront faire de leur pied et de leur main, il ne se passera RIEN DU TOUT !

Il est plus facile de se fantasmer trotskyste ou libertaire en 68 que de se poser la question de savoir pourquoi Malraux, qui fit la guerre d'Espagne avec des trotskystes et des anarchistes, se rallia à De Gaulle après un face à la mort dans la résistance ! Il est plus facile d'arborer un T-shirt du Che que de comprendre pourquoi un intellectuel français qui combattit aux côtés du Che, Régis Debray, écrivait dans les années 90 un livre intitulé "A demain De Gaulle" ! Le volontarisme politique et l'activisme romantique n'évoluent pas à la même altitude !

Rien n'est plus affaire de micro-idéologie, de petit marxisme gnangnan ou de petit libéralisme naturaliste ! Elargir sa conscience avant d'élargir l'Europe à tous les vents contraires est de la plus haute urgence ! Et les Verts ont du pain sur la planche ! On vire toujours partiellement sa cuti gauchiste un jour ! L'important n'est pas de savoir pourquoi ! L'important, c'est de savoir COMMENT !
 
le 03/03/2007 par lilian
Commençons par le commencement ! Contrairement à l'idée reçue chez les beaucoup de jeunes verts français ("l'écologie ne peut être qu'anti-libérale"), le premier économiste qui aborda la question de l'environnement en économie fut l'érudit écossais libéral John Stuart Mill au milieu du XIXème siècle ! Certes il avait une sensibilité sociale qui inspira la politique sociale de Roosevelt, de souche écossaise lui-aussi !

Le message "Il faut passer de l'économie politique à l'écologie politique" fut pour la première fois délivré par le philosophe libéral français Bertrand de Jouvenel en 1957. Certes, il avait également une sensibilité sociale qui fit de lui un biographe de Zola !

On peut également considérer que l'économiste keynésien de souche écossaise John Kenneth Galbraith (libéralisme de gauche américain )prépara le terrain lui aussi avec son livre "L'ère de l'opulence" en 1958.

S'il est juste que des communistes libertaires et des personnalistes chrétiens firent eux-aussi office de pionniers, les marxistes en revanche furent les derniers de la classe ! Au paradis de la gauche toutefois, les derniers sont souvent les premiers ! On doit cependant reconnaître au trotskyste humaniste Ernest Mandal le mérite de s'être posé des questions sur le sujet dans les années soixante !

L'écologie reste une micro-idéologie qui peut s'allier à tout courant ! La preuve est qu'il existe des écologistes libertaires, marxistes, chrétiens personnalistes, liberaux, libertariens, il existe même des éco-fascistes ! Toute réflexion à partir de l'expérience française uniquement conduira un jour les Verts à l'impasse ! En Belgique francophone, des ministres de l'environnement d'obédience libérale ont plus avancé sur la question que le PS wallon peu soucieux de ces questions (plus soucieux de ses féodalités), au-delà des discours creux ! Les verts francophones sont donc amenés aujourd'hui à reconfigurer leur stratégie et à courtiser les libéraux ! En Allemagne, des jeunes de la CDU ont compris les débouchés économiques de l'industrie verte plus rapidement que la gauche communisante dans les pays latins ! Le discours de Marie-George Buffet ou de Laguiller sur la nature foncièrement anti-capitaliste du discours écologiste est stupide, sauf à considérer que l'URSS fit jamais l'effort d'oeuvrer à un industrialisme novateur dans cette voie et qu'il en reste quelque chose dans la culture économique russe !

Les verts aiment parfois se perdre dans des conflits sémantiques qui seraient hilarants s'ils ne portaient pas préjudice à la nécessité de leurs idées ! Les sempiternelles conflits portant sur la "croissance zéro", "la décroissance", "la croissance quand même un peu", est curieusement abordée par nombre de militants ! La question porte sur le caractère qualitatif de la croissance et sur rien d'autre ! Le ralentissement de la croissance en Europe n'a souvent engendré que développement durable du chômage de masse, durable mais insoutenable, car repoussant sans cesse les questions écologiques derrière les préoccupations socio-économiques, comme si elles étaient disjointes ! Soutenir par conséquent que Lepage ou Hulot auraient moins leur mot à dire sur la question que Voynet est ridicule ! Prétendre que la droite à moins de raison que la gauche de s'intéresser à ces questions tout autant ! Radicaliser le message refroidit le patronat français ! Blesser son amour propre en lui indiquant que certains patrons allemands courent plus vite sur la question est plus efficace !

Certes, il y aura bien entendu toujours des conflits de méthode auxquels s'ajoutent bien des divergences sur des dossiers en dehors de la sphère d'expertise des verts ! Quand on charge sa barque de mille revendications contestataires, révolutionnaires, altermondialistes, communautaristes (un retour au droit privé parce que le pouvoir s'est éloigné) on n'est pas prêts de s'unifier sur l'essentiel ! On engendre le saucissonage idéologique et la culture de la pensée en confettis, un version idéologique du communautarisme ! La famille politique verte dont j'ai fait partie en Belgique se sera souvent tirée des balles dans le pied en ayant une culture de méfiance de ses "élites", un culture de l'égalitarisme à ce point radicale qu'elle consistait surtout à couper les têtes qui dépassent !

Il est urgent qu'elle focalise le débat sur ses lignes de force et qu'elle se pose également des questions sur les aspects pervers de la génération soixante-huit ! L'a-nationisme, voire l'antinationisme humanitariste va très bien de pair avec le côté a-patride de l'élite financière ! Si on y rajoute la tentation monétariste (veau d'or), on obtient une trilogie nihiliste ! Par exotisme, les verts aiment toujours mieux la défense des autres cultures que la leur, raison pour laquelle ils s'indignent souvent des propos d'un Chevènement, mais sont curieusement moins dérangés par la présence des partis nationalistes écossais, gallois, catalans, sud-tyroliens dans le groupe des verts au Parlement européen ! Dramatique pour l'Europe tant l'universalisme français est capital pour sortir d'un monétarisme germanique s'ajoutant à une vision libre-échangiste anglo-saxonne écrabouillant les pays latins ! L'Italie et la France n'ont pas fini de s'infliger un supplice qui déstabilisent de plus en plus leur système politique ! Chassez le culturel, il revient au galop, et c'est très bien ainsi !

Néo-libéralisme, ce terme un peu flou remis en ciculation dès les années 90, est un terme creux ! Le dernier survivant de cette famille d'économistes (nonagénaire ayant tout vécu dont le Nobel d'économie fut prophétisé par le sociologue libéral keynésien Aron) hurlait "Chienlit (tiens, ça rappelle quelqu'un) laisser-fairiste et libre-échangiste qui fait le jeu des multinationales" au moment de Maastricht ! A l'époque, la famille socialiste était bien la première famille politique d'Europe ! Il n'y a pas un libéralisme ou un néo-libéralisme ! Il y a DES néo-libéralismes ! Le gros de la classe politique européenne s'est satisfait du plus mauvais !

A l'heure où Hubert Védrine demande à la gauche d'atterir sur les possibilités (voire même les dangers ou effets pervers) d'un fédéralisme à 27, les verts doivent être les premiers à se poser des questions ! On espère en tous cas que leur meneur au PE méditera avant la fin de sa carrière !

Cela nous évitera de dire : Cohn-Bendit, le francfortois ? Mais c'était le parcours santé de la génération 68 ! De l'Ecole freudo-marxiste de Francfort (explosion du grand ça libérateur, version bonobo) à la Banque de Francfort (contraction par le sur-moi version Bis-Mark) en passant par le franc fort (explosion des dettes publiques et de la rente des prédateurs de la finance) avec l'ossature philosophique et macro-économique d'une saucisse de Francfort ! En langage américain, on dit de San Francisco hippie à Chicago Yuppie en passant par la bourse de New York... hum youpie !

Certains verts seront donc mal placés pour donner des leçons à Chevènement ou Dupont-Aignan sur la question ! Pourquoi ? Parce que la superposition des identités creuses européisme/mondialisme (musclés ou non par le préfixe alter) sont à la politique ce que l'esperanto est à la linguistique ! Un langage artificiel et a-culturel qui ne va nulle part ! L'universalisme français liberté-égalité-fraternité est menacé de disparition !

Assimiler Chevènement ou NDA à Lepen ou Devilliers ne me fera jamais oublier que Cohn-Bendit fut applaudi par Madelin au moment de l'UEM, alors que celui-ci est passé depuis soixante-huit de "libérez les Aryens" à "je suis libertarien" ! Au moment du débat sur la Constitution, C-B la défendit avec le philosophe anti-nationiste Antonio Negri, en oubliant que le seul économiste français voulant la suppression de l'Etat-nation français n'est autre que Pascal Salin, libéral-libertarien proche des cercles madelinistes ! Rebelotte ! Libéral-libertaire-libertarien ! On n'en peut plus de se complaire dans ce subjectivisme romantique, spontanéiste, naturaliste de ver(t)s luisants !

Si l'écrivain allemand Goethe disait "Tout homme a deux patries, la sienne et puis la France", si Benjamin Franklin l'a répété au moment de la Révolution française, si l'Américain Thomas Jefferson l'a lui aussi répété, arrêtons très vite de nous infliger le syndrôme de Waterloo ! Si France n'arrête pas très vite de se perdre dans des discussions gauche-droite dignes du café du commerce, si elle ne réaffirme pas très vite ses valeurs, son esprit, sa personnalité au reste de l'Europe par la voie de l'ETAT et de la POLITIQUE ETRANGERE, les alter-mondialistes pourront faire de leur pied et de leur main, il ne se passera RIEN DU TOUT !

Il est plus facile de se fantasmer trotskyste ou libertaire en 68 que de se poser la question de savoir pourquoi Malraux, qui fit la guerre d'Espagne avec des trotskystes et des anarchistes, se rallia à De Gaulle après un face à la mort dans la résistance ! Il est plus facile d'arborer un T-shirt du Che que de comprendre pourquoi un intellectuel français qui combattit aux côtés du Che, Régis Debray, écrivait dans les années 90 un livre intitulé "A demain De Gaulle" ! Le volontarisme politique et l'activisme romantique n'évoluent pas à la même altitude !

Rien n'est plus affaire de micro-idéologie, de petit marxisme gnangnan ou de petit libéralisme naturaliste ! Elargir sa conscience avant d'élargir l'Europe à tous les vents contraires est de la plus haute urgence ! Et les Verts ont du pain sur la planche ! On vire toujours sa cuti gauchiste un jour ! L'important n'est pas de savoir pourquoi ! L'important, c'est de savoir COMMENT !
 
le 03/03/2007 par lilian
Commençons par le commencement ! Contrairement à l'idée reçue chez les beaucoup de jeunes verts français ("l'écologie ne peut être qu'anti-libérale"), le premier économiste qui aborda la question de l'environnement en économie fut l'érudit écossais libéral John Stuart Mill au milieu du XIXème siècle ! Certes il avait une sensibilité sociale qui inspira la politique sociale de Roosevelt, de souche écossaise lui-aussi !

Le message "Il faut passer de l'économie politique à l'écologie politique" fut pour la première fois délivré par le philosophe libéral français Bertrand de Jouvenel en 1957. Certes, il avait également une sensibilité sociale qui fit de lui un biographe de Zola !

On peut également considérer que l'économiste keynésien de souche écossaise John Kenneth Galbraith (libéralisme de gauche américain )prépara le terrain lui aussi avec son livre "L'ère de l'opulence" en 1958.

S'il est juste que des communistes libertaires et des personnalistes chrétiens firent eux-aussi office de pionniers, les marxistes en revanche furent les derniers de la classe ! Au paradis de la gauche toutefois, les derniers sont souvent les premiers ! On doit cependant reconnaître au trotskyste humaniste Ernest Mandal le mérite de s'être posé des questions sur le sujet dans les années soixante !

L'écologie reste une micro-idéologie qui peut s'allier à tout courant ! La preuve est qu'il existe des écologistes libertaires, marxistes, chrétiens personnalistes, liberaux, libertariens, il existe même des éco-fascistes ! Toute réflexion à partir de l'expérience française uniquement conduira un jour les Verts à l'impasse ! En Belgique francophone, des ministres de l'environnement d'obédience libérale ont plus avancé sur la question que le PS wallon peu soucieux de ces questions (plus soucieux de ses féodalités), au-delà des discours creux ! Les verts francophones sont donc amenés aujourd'hui à reconfigurer leur stratégie et à courtiser les libéraux ! En Allemagne, des jeunes de la CDU ont compris les débouchés économiques de l'industrie verte plus rapidement que la gauche communisante dans les pays latins ! Le discours de Marie-George Buffet ou de Laguiller sur la nature foncièrement anti-capitaliste du discours écologiste est stupide, sauf à considérer que l'URSS fit jamais l'effort d'oeuvrer à un industrialisme novateur dans cette voie et qu'il en reste quelque chose dans la culture économique russe !

Les verts aiment parfois se perdre dans des conflits sémantiques qui seraient hilarants s'ils ne portaient pas préjudice à la nécessité de leurs idées ! Les éternels conflits portant sur la "croissance zéro", "la décroissance", "la croissance quand même un peu", est curieusement abordée par nombre de militants ! La question porte sur le caractère qualitatif de la croissance et sur rien d'autre ! Le ralentissement de la croissance en Europe n'a souvent engendré que développement durable du chômage de masse, durable mais insoutenable, car repoussant sans cesse les questions écologiques derrière les préoccupations socio-économiques ! Soutenir par conséquent que Lepage ou Hulot auraient moins leur mot à dire sur la question que Voynet est ridicule ! Prétendre que la droite à moins de raison que la gauche de s'intéresser à ces questions tout autant ! Radicaliser le message refroidit le patronat français ! Blesser son amour propre en lui indiquant que certains patrons allemands courent plus vite sur la question est plus efficace ! Sur ce point, Cohn-Bendit n'a pas démérité !

Certes, il y aura bien entendu toujours des conflits de méthode auxquels s'ajoutent bien des divergences sur des dossiers en dehors de la sphère d'expertise des verts ! Quand on charge sa barque de mille revendications contestataires, révolutionnaires, altermondialistes, communautaristes (un retour au droit privé parce que le pouvoir s'est éloigné pour le reste) on n'est pas prêts de s'unifier sur l'essentiel ! On engendre le saucissonage idéologique et la culture de la pensée en confettis, un version idéologique du communautarisme ! La famille politique verte dont j'ai fait partie en Belgique se sera souvent tirée des balles dans le pied en ayant une culture de méfiance de ses "élites", un culture de l'égalitarisme à ce point radicale qu'elle consistait surtout à couper les têtes qui dépassent ! Un peu de méritocratie n'a rien de dangereux !

Il est urgent que la nouvelle génération focalise le débat sur ses lignes de force et qu'elle se pose également des questions sur les aspects pervers de la pensée soixante-huit ! L'a-nationisme, voire l'antinationisme humanitariste va très bien de pair avec le côté a-patride des capitaux boursiers! Si on y rajoute la tentation monétariste (veau d'or), on obtient une trilogie nihiliste ! Par exotisme bobo, les verts aiment toujours mieux la défense des autres cultures que la leur, raison pour laquelle ils s'indignent souvent des propos d'un Chevènement, mais sont curieusement moins dérangés par la présence des partis nationalistes écossais, gallois, catalans, sud-tyroliens dans le groupe des Verts au Parlement européen ! Dramatique pour l'Europe tant l'universalisme français est capital pour sortir d'un monétarisme germanique s'ajoutant à une vision libre-échangisme anglo-saxon écrabouillant les pays latins ! L'Italie et la France n'ont pas fini de s'infliger un supplice qui déstabilisent de plus en plus leur système politique ! Chassez le culturel, il revient au galop, et c'est très bien ainsi !

Néo-libéralisme, ce terme un peu flou remis en ciculation dès les années 90, est un terme qui plombe le débat ! Le dernier survivant de cette famille hétérodoxe d'économistes (Allais, nonagénaire ayant tout vécu et dont le Nobel d'économie fut prophétisé par le sociologue libéral keynésien Aron) hurlait "Chienlit (tiens, ça rappelle quelqu'un) laisser-fairiste et libre-échangiste qui fait le jeu des multinationales" au moment de Maastricht ! Il appelle à un protectionisme européen ! A l'époque de Maastricht, la famille socialiste était bien la première famille politique d'Europe ! Il n'y a pas un libéralisme ou un néo-libéralisme ! Il y a DES néo-libéralismes avec divergeances sur l'utilisation des leviers économiques ! Le gros de la classe politique européenne s'est satisfait du plus mauvais !

A l'heure où Hubert Védrine demande à la gauche d'atterir sur les possibilités (voire même les dangers ou effets pervers) d'un fédéralisme à 27, les verts doivent être les premiers à se poser des questions ! On espère en tous cas que leur meneur au PE méditera avant la fin de sa carrière !

Cela nous évitera de dire : Cohn-Bendit, le francfortois ? Mais c'était le parcours santé de la génération 68 ! De l'Ecole freudo-marxiste de Francfort (explosion du grand ça libérateur, version bonobo) à la Banque de Francfort (contraction par le sur-moi version Bis-Mark) en passant par le franc fort (explosion des dettes publiques et de la rente des prédateurs de la finance) avec l'ossature philosophique et macro-économique d'une saucisse de Francfort ! En langage américain, on dit de San Francisco hippie à Chicago Yuppie en passant par la bourse de New York... hum youpie !

Certains verts seront donc mal placés pour donner des leçons à Chevènement ou Dupont-Aignan sur la question ! Pourquoi ? Parce que la superposition des identités creuses européisme/mondialisme (musclés ou non par le préfixe alter) sont à la politique ce que l'esperanto est à la linguistique ! Un langage artificiel et a-culturel qui ne va nulle part ! L'universalisme français liberté-égalité-fraternité est menacé de disparition !

Assimiler Chevènement ou NDA à Lepen ou Devilliers ne me fera jamais oublier que Cohn-Bendit fut applaudi par Madelin au moment de l'UEM, alors que celui-ci est passé depuis soixante-huit de "libérez les Aryens" à "je suis libertarien" ! Au moment du débat sur la Constitution, C-B la défendit avec le philosophe anti-nationiste Antonio Negri, en oubliant que le seul économiste français voulant la suppression de l'Etat-nation français n'est autre que Pascal Salin, libéral-libertarien proche des cercles madelinistes ! Rebelotte ! Libéral-libertaire-libertarien ! On n'en peut plus de se vautrer dans ce subjectivisme romantique, spontanéiste, naturaliste de ver(t)s luisants !

Si l'écrivain allemand Goethe disait "Tout homme a deux patries, la sienne et puis la France", si Benjamin Franklin l'a répété au moment de la Révolution française, si l'Américain Thomas Jefferson l'a lui aussi répété, arrêtons très vite de nous infliger le syndrôme de Waterloo ! Si la France continue de se perdre dans des discussions gauche-droite dignes du café du commerce, si elle ne réaffirme pas très vite ses valeurs, son esprit, sa personnalité au reste de l'Europe par la voie de l'ETAT et de la POLITIQUE ETRANGERE, les alter-mondialistes pourront faire de leur pied et de leur main, il ne se passera RIEN DU TOUT !

Il est plus facile de se fantasmer trotskyste ou libertaire en 68 que de se poser la question de savoir pourquoi Malraux, qui fit la guerre d'Espagne avec des trotskystes et des anarchistes, se rallia à De Gaulle après un face à la mort dans la résistance ! Il est plus facile d'arborer un T-shirt du Che que de comprendre pourquoi un intellectuel français qui combattit aux côtés du Che, Régis Debray, écrivait dans les années 90 un livre intitulé "A demain De Gaulle" ! Le volontarisme politique et l'activisme romantique n'évoluent pas à la même altitude !

Rien n'est plus affaire de micro-idéologie, de petit marxisme gnangnan, dogmatique ou poétique ou de petit libéralisme naturaliste pour affairistes ! Tout est une question de degré ! Elargir sa conscience avant d'élargir l'Europe à tous les vents contraires est de la plus haute urgence ! Et les jeunes verts ont du pain sur la planche ! On vire toujours sa cuti gauchiste un jour ! L'important n'est pas de savoir pourquoi ! L'important, c'est de savoir COMMENT !
 
le 03/03/2007 par lilian
Commençons par le commencement ! Contrairement à l'idée reçue chez les beaucoup de jeunes verts français ("l'écologie ne peut être qu'anti-libérale"), le premier économiste qui aborda la question de l'environnement en économie fut l'érudit écossais libéral John Stuart Mill au milieu du XIXème siècle ! Certes il avait une sensibilité sociale qui inspira la politique sociale de Roosevelt, de souche écossaise lui-aussi !

Le message "Il faut passer de l'économie politique à l'écologie politique" fut pour la première fois délivré par le philosophe libéral français Bertrand de Jouvenel en 1957. Certes, il avait également une sensibilité sociale qui fit de lui un biographe de Zola !

On peut également considérer que l'économiste keynésien de souche écossaise John Kenneth Galbraith (libéralisme de gauche américain )prépara le terrain lui aussi avec son livre "L'ère de l'opulence" en 1958.

S'il est juste que des communistes libertaires et des personnalistes chrétiens firent eux-aussi office de pionniers, les marxistes en revanche furent les derniers de la classe ! Au paradis de la gauche toutefois, les derniers sont souvent les premiers ! On doit cependant reconnaître au trotskyste humaniste Ernest Mandal le mérite de s'être posé des questions sur le sujet dans les années soixante !

L'écologie reste une micro-idéologie qui peut s'allier à tout courant ! La preuve est qu'il existe des écologistes libertaires, marxistes, chrétiens personnalistes, liberaux, libertariens, il existe même des éco-fascistes ! Toute réflexion à partir de l'expérience française uniquement conduira un jour les Verts à l'impasse ! En Belgique francophone, des ministres de l'environnement d'obédience libérale ont plus avancé sur la question que le PS wallon peu soucieux de ces questions (plus soucieux de ses féodalités), au-delà des discours creux ! Les verts francophones sont donc amenés aujourd'hui à reconfigurer leur stratégie et à courtiser les libéraux ! En Allemagne, des jeunes de la CDU ont compris les débouchés économiques de l'industrie verte plus rapidement que la gauche communisante dans les pays latins ! Le discours de Marie-George Buffet ou de Laguiller sur la nature foncièrement anti-capitaliste du discours écologiste est stupide, sauf à considérer que l'URSS fit jamais l'effort d'oeuvrer à un industrialisme novateur dans cette voie et qu'il en reste quelque chose dans la culture économique russe !

Les verts aiment parfois se perdre dans des conflits sémantiques qui seraient hilarants s'ils ne portaient pas préjudice à la nécessité de leurs idées ! Les éternels conflits portant sur la "croissance zéro", "la décroissance", "la croissance quand même un peu", est curieusement abordée par nombre de militants ! La question porte sur le caractère qualitatif de la croissance et sur rien d'autre ! Le ralentissement de la croissance en Europe n'a souvent engendré que développement durable du chômage de masse, durable mais insoutenable, car repoussant sans cesse les questions écologiques derrière les préoccupations socio-économiques ! Soutenir par conséquent que Lepage ou Hulot auraient moins leur mot à dire sur la question que Voynet est ridicule ! Prétendre que la droite à moins de raison que la gauche de s'intéresser à ces questions tout autant ! Radicaliser le message refroidit le patronat français ! Blesser son amour propre en lui indiquant que certains patrons allemands courent plus vite sur la question est plus efficace ! Sur ce point, Cohn-Bendit n'a pas démérité !

Certes, il y aura bien entendu toujours des conflits de méthode auxquels s'ajoutent bien des divergences sur des dossiers en dehors de la sphère d'expertise des verts ! Quand on charge sa barque de mille revendications contestataires, révolutionnaires, altermondialistes, communautaristes (un retour au droit privé parce que le pouvoir s'est éloigné pour le reste) on n'est pas prêts de s'unifier sur l'essentiel ! On engendre le saucissonage idéologique et la culture de la pensée en confettis, un version idéologique du communautarisme ! La famille politique verte dont j'ai fait partie en Belgique se sera souvent tirée des balles dans le pied en ayant une culture de méfiance de ses "élites", un culture de l'égalitarisme à ce point radicale qu'elle consistait surtout à couper les têtes qui dépassent ! Un peu de méritocratie n'a rien de dangereux !

Il est urgent que la nouvelle génération focalise le débat sur ses lignes de force et qu'elle se pose également des questions sur les aspects pervers de la pensée soixante-huit ! L'a-nationisme, voire l'antinationisme humanitariste va très bien de pair avec le côté a-patride des capitaux boursiers! Si on y rajoute la tentation monétariste (veau d'or), on obtient une trilogie nihiliste ! Par exotisme bobo, les verts aiment toujours mieux la défense des autres cultures que la leur, raison pour laquelle ils s'indignent souvent des propos d'un Chevènement, mais sont curieusement moins dérangés par la présence des partis nationalistes écossais, gallois, catalans, sud-tyroliens dans le groupe des Verts au Parlement européen ! Dramatique pour l'Europe tant l'universalisme français est capital pour sortir d'un monétarisme germanique s'ajoutant à une vision libre-échangisme anglo-saxon écrabouillant les pays latins ! L'Italie et la France n'ont pas fini de s'infliger un supplice qui déstabilisent de plus en plus leur système politique ! Chassez le culturel, il revient au galop, et c'est très bien ainsi !

Néo-libéralisme, ce terme un peu flou remis en ciculation dès les années 90, est un terme qui plombe le débat ! Le dernier survivant de cette famille hétérodoxe d'économistes (Allais, nonagénaire ayant tout vécu et dont le Nobel d'économie fut prophétisé par le sociologue libéral keynésien Aron) hurlait "Chienlit (tiens, ça rappelle quelqu'un) laisser-fairiste et libre-échangiste qui fait le jeu des multinationales" au moment de Maastricht ! Il appelle à un protectionisme européen ! A l'époque de Maastricht, la famille socialiste était bien la première famille politique d'Europe ! Il n'y a pas un libéralisme ou un néo-libéralisme ! Il y a DES néo-libéralismes avec divergeances sur l'utilisation des leviers économiques ! Le gros de la classe politique européenne s'est satisfait du plus mauvais !

A l'heure où Hubert Védrine demande à la gauche d'atterir sur les possibilités (voire même les dangers ou effets pervers) d'un fédéralisme à 27, les verts doivent être les premiers à se poser des questions ! On espère en tous cas que leur meneur au PE méditera avant la fin de sa carrière !

Cela nous évitera de dire : Cohn-Bendit, le francfortois ? Mais c'était le parcours santé de la génération 68 ! De l'Ecole freudo-marxiste de Francfort (explosion du grand ça libérateur, version bonobo) à la Banque de Francfort (contraction par le sur-moi version Bis-Mark) en passant par le franc fort (explosion des dettes publiques et de la rente des prédateurs de la finance) avec l'ossature philosophique et macro-économique d'une saucisse de Francfort ! En langage américain, on dit de San Francisco hippie à Chicago Yuppie en passant par la bourse de New York... hum youpie !

Certains verts seront donc mal placés pour donner des leçons à Chevènement ou Dupont-Aignan sur la question ! Pourquoi ? Parce que la superposition des identités creuses européisme/mondialisme (musclés ou non par le préfixe alter) sont à la politique ce que l'esperanto est à la linguistique ! Un langage artificiel et a-culturel qui ne va nulle part ! L'universalisme français liberté-égalité-fraternité est menacé de disparition !

Assimiler Chevènement ou NDA à Lepen ou Devilliers ne me fera jamais oublier que Cohn-Bendit fut applaudi par Madelin au moment de l'UEM, alors que celui-ci est passé depuis soixante-huit de "libérez les Aryens" à "je suis libertarien" ! Au moment du débat sur la Constitution, C-B la défendit avec le philosophe anti-nationiste Antonio Negri, en oubliant que le seul économiste français voulant la suppression de l'Etat-nation français n'est autre que Pascal Salin, libéral-libertarien proche des cercles madelinistes ! Rebelotte ! Libéral-libertaire-libertarien ! On n'en peut plus de se vautrer dans ce subjectivisme romantique, spontanéiste, naturaliste de ver(t)s luisants !

Si l'écrivain allemand Goethe disait "Tout homme a deux patries, la sienne et puis la France", si Benjamin Franklin l'a répété au moment de la Révolution française, si l'Américain Thomas Jefferson l'a lui aussi répété, arrêtons très vite de nous infliger le syndrôme de Waterloo ! Si la France continue de se perdre dans des discussions gauche-droite dignes du café du commerce, si elle ne réaffirme pas très vite ses valeurs, son esprit, sa personnalité au reste de l'Europe par la voie de l'ETAT et de la POLITIQUE ETRANGERE, les alter-européistes pourront faire de leur pied et de leur main, les pulsions révolutionnaires conscientes ou non n'auront rien de carnavalesques et de romantiques ! La France reféodalisée est sur un réchaud à gaz ! Nous sommes sous Louis XV ! Il est moins une.. Barre ! Bayrou ! Pardon !

Il est plus facile de se fantasmer trotskyste ou libertaire en 68 que de se poser la question de savoir pourquoi Malraux, qui fit la guerre d'Espagne avec des trotskystes et des anarchistes, se rallia à De Gaulle après un face à la mort dans la résistance ! Il est plus facile d'arborer un T-shirt du Che que de comprendre pourquoi un intellectuel français qui combattit aux côtés du Che, Régis Debray, écrivait dans les années 90 un livre intitulé "A demain De Gaulle" ! Le volontarisme politique et l'activisme romantique n'évoluent pas à la même altitude !

Rien n'est plus affaire de micro-idéologie, de petit marxisme gnangnan, dogmatique ou poétique ou de petit libéralisme naturaliste pour affairistes ! Tout est une question de degré ! Elargir sa conscience avant d'élargir l'Europe à tous les vents contraires est de la plus haute urgence ! Et les jeunes verts ont du pain sur la planche ! On vire toujours sa cuti gauchiste un jour ! L'important n'est pas de savoir pourquoi ! L'important, c'est de savoir COMMENT !
 
le 03/03/2007 par lilian
Commençons par le commencement ! Contrairement à l'idée reçue chez les beaucoup de jeunes verts français ("l'écologie ne peut être qu'anti-libérale"), le premier économiste qui aborda la question de l'environnement en économie fut l'érudit écossais libéral John Stuart Mill au milieu du XIXème siècle ! Certes il avait une sensibilité sociale qui inspira la politique sociale de Roosevelt, de souche écossaise lui-aussi !

Le message "Il faut passer de l'économie politique à l'écologie politique" fut pour la première fois délivré par le philosophe libéral français Bertrand de Jouvenel en 1957. Certes, il avait également une sensibilité sociale qui fit de lui un biographe de Zola !

On peut également considérer que l'économiste keynésien de souche écossaise John Kenneth Galbraith (libéralisme de gauche américain )prépara le terrain lui aussi avec son livre "L'ère de l'opulence" en 1958.

S'il est juste que des communistes libertaires et des personnalistes chrétiens firent eux-aussi office de pionniers, les marxistes en revanche furent les derniers de la classe ! Au paradis de la gauche toutefois, les derniers sont souvent les premiers ! On doit cependant reconnaître au trotskyste humaniste Ernest Mandal le mérite de s'être posé des questions sur le sujet dans les années soixante !

L'écologie reste une micro-idéologie qui peut s'allier à tout courant ! La preuve est qu'il existe des écologistes libertaires, marxistes, chrétiens personnalistes, liberaux, libertariens, il existe même des éco-fascistes ! Toute réflexion à partir de l'expérience française uniquement conduira un jour les Verts à l'impasse ! En Belgique francophone, des ministres de l'environnement d'obédience libérale ont plus avancé sur la question que le PS wallon peu soucieux de ces questions (plus soucieux de ses féodalités), au-delà des discours creux ! Les verts francophones sont donc amenés aujourd'hui à reconfigurer leur stratégie et à courtiser les libéraux ! En Allemagne, des jeunes de la CDU ont compris les débouchés économiques de l'industrie verte plus rapidement que la gauche communisante dans les pays latins ! Le discours de Marie-George Buffet ou de Laguiller sur la nature foncièrement anti-capitaliste du discours écologiste est stupide, sauf à considérer que l'URSS fit jamais l'effort d'oeuvrer à un industrialisme novateur dans cette voie et qu'il en reste quelque chose dans la culture économique russe !

Les verts aiment parfois se perdre dans des conflits sémantiques qui seraient hilarants s'ils ne portaient pas préjudice à la nécessité de leurs idées ! Les éternels conflits portant sur la "croissance zéro", "la décroissance", "la croissance quand même un peu", est curieusement abordée par nombre de militants ! La question porte sur le caractère qualitatif de la croissance et sur rien d'autre ! Le ralentissement de la croissance en Europe n'a souvent engendré que développement durable du chômage de masse, durable mais insoutenable, car repoussant sans cesse les questions écologiques derrière les préoccupations socio-économiques ! Soutenir par conséquent que Lepage ou Hulot auraient moins leur mot à dire sur la question que Voynet est ridicule ! Prétendre que la droite à moins de raison que la gauche de s'intéresser à ces questions tout autant ! Radicaliser le message refroidit le patronat français ! Blesser son amour propre en lui indiquant que certains patrons allemands courent plus vite sur la question est plus efficace ! Sur ce point, Cohn-Bendit n'a pas démérité !

Certes, il y aura bien entendu toujours des conflits de méthode auxquels s'ajoutent bien des divergences sur des dossiers en dehors de la sphère d'expertise des verts ! Quand on charge sa barque de mille revendications contestataires, révolutionnaires, altermondialistes, communautaristes (un retour au droit privé parce que le pouvoir s'est éloigné pour le reste) on n'est pas prêts de s'unifier sur l'essentiel ! On engendre le saucissonage idéologique et la culture de la pensée en confettis, un version idéologique du communautarisme ! La famille politique verte dont j'ai fait partie en Belgique se sera souvent tirée des balles dans le pied en ayant une culture de méfiance de ses "élites", un culture de l'égalitarisme à ce point radicale qu'elle consistait surtout à couper les têtes qui dépassent ! Un peu de méritocratie n'a rien de dangereux !

Il est urgent que la nouvelle génération focalise le débat sur ses lignes de force et qu'elle se pose également des questions sur les aspects pervers de la pensée soixante-huit ! L'a-nationisme, voire l'antinationisme humanitariste va très bien de pair avec le côté a-patride des capitaux boursiers! Si on y rajoute la tentation monétariste (veau d'or), on obtient une trilogie nihiliste ! Par exotisme bobo, les verts aiment toujours mieux la défense des autres cultures que la leur, raison pour laquelle ils s'indignent souvent des propos d'un Chevènement, mais sont curieusement moins dérangés par la présence des partis nationalistes écossais, gallois, catalans, sud-tyroliens dans le groupe des Verts au Parlement européen ! Dramatique pour l'Europe tant l'universalisme français est capital pour sortir d'un monétarisme germanique s'ajoutant à une vision libre-échangisme anglo-saxon écrabouillant les pays latins ! L'Italie et la France n'ont pas fini de s'infliger un supplice qui déstabilisent de plus en plus leur système politique ! Chassez le culturel, il revient au galop, et c'est très bien ainsi !

Néo-libéralisme, ce terme un peu flou remis en ciculation dès les années 90, est un terme qui plombe le débat ! Le dernier survivant de cette famille hétérodoxe d'économistes (Allais, nonagénaire ayant tout vécu et dont le Nobel d'économie fut prophétisé par le sociologue libéral keynésien Aron) hurlait "Chienlit (tiens, ça rappelle quelqu'un) laisser-fairiste et libre-échangiste qui fait le jeu des multinationales" au moment de Maastricht ! Il appelle à un protectionisme européen ! A l'époque de Maastricht, la famille socialiste était bien la première famille politique d'Europe ! Il n'y a pas un libéralisme ou un néo-libéralisme ! Il y a DES néo-libéralismes avec divergeances sur l'utilisation des leviers économiques ! Le gros de la classe politique européenne s'est satisfait du plus mauvais !

A l'heure où Hubert Védrine demande à la gauche d'atterir sur les possibilités (voire même les dangers ou effets pervers) d'un fédéralisme à 27, les verts doivent être les premiers à se poser des questions ! On espère en tous cas que leur meneur au PE méditera avant la fin de sa carrière !

Cela nous évitera de dire : Cohn-Bendit, le francfortois ? Mais c'était le parcours santé de la génération 68 ! De l'Ecole freudo-marxiste de Francfort (explosion du grand ça libérateur, version bonobo) à la Banque de Francfort (contraction par le sur-moi version Bis-Mark) en passant par le franc fort (explosion des dettes publiques et de la rente des prédateurs de la finance) avec l'ossature philosophique et macro-économique d'une saucisse de Francfort ! En langage américain, on dit de San Francisco hippie à Chicago Yuppie en passant par la bourse de New York... hum youpie !

Certains verts seront donc mal placés pour donner des leçons à Chevènement ou Dupont-Aignan sur la question ! Pourquoi ? Parce que la superposition des identités creuses européisme/mondialisme (musclés ou non par le préfixe alter) sont à la politique ce que l'esperanto est à la linguistique ! Un langage artificiel et a-culturel qui ne va nulle part ! L'universalisme français liberté-égalité-fraternité est menacé de disparition !

Assimiler Chevènement ou NDA à Lepen ou Devilliers ne me fera jamais oublier que Cohn-Bendit fut applaudi par Madelin au moment de l'UEM, alors que celui-ci est passé depuis soixante-huit de "libérez les Aryens" à "je suis libertarien" ! Au moment du débat sur la Constitution, C-B la défendit avec le philosophe anti-nationiste Antonio Negri, en oubliant que le seul économiste français voulant la suppression de l'Etat-nation français n'est autre que Pascal Salin, libéral-libertarien proche des cercles madelinistes ! Rebelotte ! Libéral-libertaire-libertarien ! On n'en peut plus de se vautrer dans ce subjectivisme romantique, spontanéiste, naturaliste de ver(t)s luisants !

Si l'écrivain allemand Goethe disait "Tout homme a deux patries, la sienne et puis la France", si Benjamin Franklin l'a répété au moment de la Révolution française, si l'Américain Thomas Jefferson l'a lui aussi répété, arrêtons très vite de nous infliger le syndrôme de Waterloo ! Si la France continue de se perdre dans des discussions gauche-droite dignes du café du commerce, si elle ne réaffirme pas très vite ses valeurs, son esprit, sa personnalité au reste de l'Europe par la voie de l'ETAT et de la POLITIQUE ETRANGERE, les alter-européistes pourront faire de leur pied et de leur main, les pulsions révolutionnaires conscientes ou non n'auront rien de carnavalesques et de romantiques ! La France reféodalisée est sur un réchaud à gaz ! Nous sommes sous Louis XV ! Il est moins une.. Barre ! Bayrou ! Pardon !

Il est plus facile de se fantasmer trotskyste ou libertaire en 68 que de se poser la question de savoir pourquoi Malraux, qui fit la guerre d'Espagne avec des trotskystes et des anarchistes, se rallia à De Gaulle après un face à la mort dans la résistance ! Il est plus facile d'arborer un T-shirt du Che que de comprendre pourquoi un intellectuel français qui combattit aux côtés du Che, Régis Debray, écrivait dans les années 90 un livre intitulé "A demain De Gaulle" ! Le volontarisme politique et l'activisme romantique n'évoluent pas à la même altitude !

Rien n'est plus affaire de micro-idéologie, de petit marxisme gnangnan, dogmatique ou poétique ou de petit libéralisme naturaliste pour affairistes ! Tout est une question de degré ! Elargir sa conscience avant d'élargir l'Europe à tous les vents contraires est de la plus haute urgence ! Et les jeunes verts ont du pain sur la planche ! On vire toujours sa cuti gauchiste un jour ! L'important n'est pas de savoir pourquoi ! L'important, c'est de savoir COMMENT ! Parole d'ancien révolté !
 
le 03/03/2007 par lilian
Commençons par le commencement ! Contrairement à l'idée reçue chez les beaucoup de jeunes verts français ("l'écologie ne peut être qu'anti-libérale"), le premier économiste qui aborda la question de l'environnement en économie fut l'érudit écossais libéral John Stuart Mill au milieu du XIXème siècle ! Certes il avait une sensibilité sociale qui inspira la politique sociale de Roosevelt, de souche écossaise lui-aussi !

Le message "Il faut passer de l'économie politique à l'écologie politique" fut pour la première fois délivré par le philosophe libéral français Bertrand de Jouvenel en 1957. Certes, il avait également une sensibilité sociale qui fit de lui un biographe de Zola !

On peut également considérer que l'économiste keynésien de souche écossaise John Kenneth Galbraith (libéralisme de gauche américain )prépara le terrain lui aussi avec son livre "L'ère de l'opulence" en 1958.

S'il est juste que des communistes libertaires et des personnalistes chrétiens firent eux-aussi office de pionniers, les marxistes en revanche furent les derniers de la classe ! Au paradis de la gauche toutefois, les derniers sont souvent les premiers ! On doit cependant reconnaître au trotskyste humaniste Ernest Mandal le mérite de s'être posé des questions sur le sujet dans les années soixante !

L'écologie reste une micro-idéologie qui peut s'allier à tout courant ! La preuve est qu'il existe des écologistes libertaires, marxistes, chrétiens personnalistes, liberaux, libertariens, il existe même des éco-fascistes ! Toute réflexion à partir de l'expérience française uniquement conduira un jour les Verts à l'impasse ! En Belgique francophone, des ministres de l'environnement d'obédience libérale ont plus avancé sur la question que le PS wallon peu soucieux de ces questions (plus soucieux de ses féodalités), au-delà des discours creux ! Les verts francophones sont donc amenés aujourd'hui à reconfigurer leur stratégie et à courtiser les libéraux ! En Allemagne, des jeunes de la CDU ont compris les débouchés économiques de l'industrie verte plus rapidement que la gauche communisante dans les pays latins ! Le discours de Marie-George Buffet ou de Laguiller sur la nature foncièrement anti-capitaliste du discours écologiste est stupide, sauf à considérer que l'URSS fit jamais l'effort d'oeuvrer à un industrialisme novateur dans cette voie et qu'il en reste quelque chose dans la culture économique russe !

Les verts aiment parfois se perdre dans des conflits sémantiques qui seraient hilarants s'ils ne portaient pas préjudice à la nécessité de leurs idées ! Les éternels conflits portant sur la "croissance zéro", "la décroissance", "la croissance quand même un peu", est curieusement abordée par nombre de militants ! La question porte sur le caractère qualitatif de la croissance et sur rien d'autre ! Le ralentissement de la croissance en Europe n'a souvent engendré que développement durable du chômage de masse, durable mais insoutenable, car repoussant sans cesse les questions écologiques derrière les préoccupations socio-économiques ! Soutenir par conséquent que Lepage ou Hulot auraient moins leur mot à dire sur la question que Voynet est ridicule ! Prétendre que la droite à moins de raison que la gauche de s'intéresser à ces questions tout autant ! Radicaliser le message refroidit le patronat français ! Blesser son amour propre en lui indiquant que certains patrons allemands courent plus vite sur la question est plus efficace ! Sur ce point, Cohn-Bendit n'a pas démérité !

Certes, il y aura bien entendu toujours des conflits de méthode auxquels s'ajoutent bien des divergences sur des dossiers en dehors de la sphère d'expertise des verts ! Quand on charge sa barque de mille revendications contestataires, révolutionnaires, altermondialistes, communautaristes (un retour au droit privé parce que le pouvoir s'est éloigné pour le reste) on n'est pas prêts de s'unifier sur l'essentiel ! On engendre le saucissonage idéologique et la culture de la pensée en confettis, un version idéologique du communautarisme ! La famille politique verte dont j'ai fait partie en Belgique se sera souvent tirée des balles dans le pied en ayant une culture de méfiance de ses "élites", un culture de l'égalitarisme à ce point radicale qu'elle consistait surtout à couper les têtes qui dépassent ! Un peu de méritocratie n'a rien de dangereux !

Il est urgent que la nouvelle génération focalise le débat sur ses lignes de force et qu'elle se pose également des questions sur les aspects pervers de la pensée soixante-huit ! L'a-nationisme, voire l'antinationisme humanitariste va très bien de pair avec le côté a-patride des capitaux boursiers! Si on y rajoute la tentation monétariste (veau d'or), on obtient une trilogie nihiliste ! Par exotisme bobo, les verts aiment toujours mieux la défense des autres cultures que la leur, raison pour laquelle ils s'indignent souvent des propos d'un Chevènement, mais sont curieusement moins dérangés par la présence des partis nationalistes écossais, gallois, catalans, sud-tyroliens dans le groupe des Verts au Parlement européen ! Dramatique pour l'Europe tant l'universalisme français est capital pour sortir d'un monétarisme germanique s'ajoutant à une vision libre-échangisme anglo-saxon écrabouillant les pays latins ! L'Italie et la France n'ont pas fini de s'infliger un supplice qui déstabilisent de plus en plus leur système politique ! Chassez le culturel, il revient au galop, et c'est très bien ainsi !

Néo-libéralisme, ce terme un peu flou remis en ciculation dès les années 90, est un terme qui plombe le débat ! Le dernier survivant de cette famille hétérodoxe d'économistes (Allais, nonagénaire ayant tout vécu et dont le Nobel d'économie fut prophétisé par le sociologue libéral keynésien Aron) hurlait "Chienlit (tiens, ça rappelle quelqu'un) laisser-fairiste et libre-échangiste qui fait le jeu des multinationales" au moment de Maastricht ! Il appelle à un protectionisme européen ! A l'époque de Maastricht, la famille socialiste était bien la première famille politique d'Europe ! Il n'y a pas un libéralisme ou un néo-libéralisme ! Il y a DES néo-libéralismes avec divergeances sur l'utilisation des leviers économiques ! Le gros de la classe politique européenne s'est satisfait du plus mauvais !

A l'heure où Hubert Védrine demande à la gauche d'atterir sur les possibilités (voire même les dangers ou effets pervers) d'un fédéralisme à 27, les verts doivent être les premiers à se poser des questions ! On espère en tous cas que leur meneur au PE méditera avant la fin de sa carrière !

Cela nous évitera de dire : Cohn-Bendit, le francfortois ? Mais c'était le parcours santé de la génération 68 ! De l'Ecole freudo-marxiste de Francfort (explosion du grand ça libérateur, version bonobo) à la Banque de Francfort (contraction par le sur-moi version Bis-Mark) en passant par le franc fort (explosion des dettes publiques et de la rente des prédateurs de la finance) avec l'ossature philosophique et macro-économique d'une saucisse de Francfort ! En langage américain, on dit de San Francisco hippie à Chicago Yuppie en passant par la bourse de New York... hum youpie !

Certains verts seront donc mal placés pour donner des leçons à Chevènement ou Dupont-Aignan sur la question ! Pourquoi ? Parce que la superposition des identités creuses européisme/mondialisme (musclés ou non par le préfixe alter) sont à la politique ce que l'esperanto est à la linguistique ! Un langage artificiel et a-culturel qui ne va nulle part ! L'universalisme français liberté-égalité-fraternité est menacé de disparition !

Assimiler Chevènement ou NDA à Lepen ou Devilliers ne me fera jamais oublier que Cohn-Bendit fut applaudi par Madelin au moment de l'UEM, alors que celui-ci est passé depuis soixante-huit de "libérez les Aryens" à "je suis libertarien" ! Au moment du débat sur la Constitution, C-B la défendit avec le philosophe anti-nationiste Antonio Negri, en oubliant que le seul économiste français voulant la suppression de l'Etat-nation français n'est autre que Pascal Salin, libéral-libertarien proche des cercles madelinistes ! Rebelotte ! Libéral-libertaire-libertarien ! On n'en peut plus de se vautrer dans ce subjectivisme romantique, spontanéiste, naturaliste de ver(t)s luisants !

Si l'écrivain allemand Goethe disait "Tout homme a deux patries, la sienne et puis la France", si Benjamin Franklin l'a répété au moment de la Révolution française, si l'Américain Thomas Jefferson l'a lui aussi répété, arrêtons très vite de nous infliger le syndrôme de Waterloo ! Si la France continue de se perdre dans des discussions gauche-droite dignes du café du commerce, si elle ne réaffirme pas très vite ses valeurs, son esprit, sa personnalité au reste de l'Europe par la voie de l'ETAT et de la POLITIQUE ETRANGERE, les alter-européistes pourront faire de leur pied et de leur main, les pulsions révolutionnaires conscientes ou non n'auront rien de carnavalesques et de romantiques ! La France reféodalisée est sur un réchaud à gaz ! Nous sommes sous Louis XV ! Il est moins une.. Barre ! Bayrou ! Pardon ! Capiche Jean d'Arc Royal ? Capiche Napoléon III le petit sarko ?

Il est plus facile de se fantasmer trotskyste ou libertaire en 68 que de se poser la question de savoir pourquoi Malraux, qui fit la guerre d'Espagne avec des trotskystes et des anarchistes, se rallia à De Gaulle après un face à la mort dans la résistance ! Il est plus facile d'arborer un T-shirt du Che que de comprendre pourquoi un intellectuel français qui combattit aux côtés du Che, Régis Debray, écrivait dans les années 90 un livre intitulé "A demain De Gaulle" ! Le volontarisme politique et l'activisme romantique n'évoluent pas à la même altitude !

Rien n'est plus affaire de micro-idéologie, de petit marxisme gnangnan, dogmatique ou poétique ou de petit libéralisme naturaliste pour affairistes ! Tout est une question de degré ! Elargir sa conscience avant d'élargir l'Europe à tous les vents contraires est de la plus haute urgence ! Et les jeunes verts ont du pain sur la planche ! On vire toujours sa cuti gauchiste un jour ! L'important n'est pas de savoir pourquoi ! L'important, c'est de savoir COMMENT ! Parole d'ancien révolté !
 
le 03/03/2007 par lilian
Commençons par le commencement ! Contrairement à l'idée reçue chez les beaucoup de jeunes verts français ("l'écologie ne peut être qu'anti-libérale"), le premier économiste qui aborda la question de l'environnement en économie fut l'érudit écossais libéral John Stuart Mill au milieu du XIXème siècle ! Certes il avait une sensibilité sociale qui inspira la politique sociale de Roosevelt, de souche écossaise lui-aussi !

Le message "Il faut passer de l'économie politique à l'écologie politique" fut pour la première fois délivré par le philosophe libéral français Bertrand de Jouvenel en 1957. Certes, il avait également une sensibilité sociale qui fit de lui un biographe de Zola !

On peut également considérer que l'économiste keynésien de souche écossaise John Kenneth Galbraith (libéralisme de gauche américain )prépara le terrain lui aussi avec son livre "L'ère de l'opulence" en 1958.

S'il est juste que des communistes libertaires et des personnalistes chrétiens firent eux-aussi office de pionniers, les marxistes en revanche furent les derniers de la classe ! Au paradis de la gauche toutefois, les derniers sont souvent les premiers ! On doit cependant reconnaître au trotskyste humaniste Ernest Mandal le mérite de s'être posé des questions sur le sujet dans les années soixante !

L'écologie reste une micro-idéologie qui peut s'allier à tout courant ! La preuve est qu'il existe des écologistes libertaires, marxistes, chrétiens personnalistes, liberaux, libertariens, il existe même des éco-fascistes ! Toute réflexion à partir de l'expérience française uniquement conduira un jour les Verts à l'impasse ! En Belgique francophone, des ministres de l'environnement d'obédience libérale ont plus avancé sur la question que le PS wallon peu soucieux de ces questions (plus soucieux de ses féodalités), au-delà des discours creux ! Les verts francophones sont donc amenés aujourd'hui à reconfigurer leur stratégie et à courtiser les libéraux ! En Allemagne, des jeunes de la CDU ont compris les débouchés économiques de l'industrie verte plus rapidement que la gauche communisante dans les pays latins ! Le discours de Marie-George Buffet ou de Laguiller sur la nature foncièrement anti-capitaliste du discours écologiste est stupide, sauf à considérer que l'URSS fit jamais l'effort d'oeuvrer à un industrialisme novateur dans cette voie et qu'il en reste quelque chose dans la culture économique russe !

Les verts aiment parfois se perdre dans des conflits sémantiques qui seraient hilarants s'ils ne portaient pas préjudice à la nécessité de leurs idées ! Les éternels conflits portant sur la "croissance zéro", "la décroissance", "la croissance quand même un peu", est curieusement abordée par nombre de militants ! La question porte sur le caractère qualitatif de la croissance et sur rien d'autre ! Le ralentissement de la croissance en Europe n'a souvent engendré que développement durable du chômage de masse, durable mais insoutenable, car repoussant sans cesse les questions écologiques derrière les préoccupations socio-économiques ! Soutenir par conséquent que Lepage ou Hulot auraient moins leur mot à dire sur la question que Voynet est ridicule ! Prétendre que la droite à moins de raison que la gauche de s'intéresser à ces questions tout autant ! Radicaliser le message refroidit le patronat français ! Blesser son amour propre en lui indiquant que certains patrons allemands courent plus vite sur la question est plus efficace ! Sur ce point, Cohn-Bendit n'a pas démérité !

Certes, il y aura bien entendu toujours des conflits de méthode auxquels s'ajoutent bien des divergences sur des dossiers en dehors de la sphère d'expertise des verts ! Quand on charge sa barque de mille revendications contestataires, révolutionnaires, altermondialistes, communautaristes (un retour au droit privé parce que le pouvoir s'est éloigné pour le reste) on n'est pas prêts de s'unifier sur l'essentiel ! On engendre le saucissonage idéologique et la culture de la pensée en confettis, un version idéologique du communautarisme ! La famille politique verte dont j'ai fait partie en Belgique se sera souvent tirée des balles dans le pied en ayant une culture de méfiance de ses "élites", un culture de l'égalitarisme à ce point radicale qu'elle consistait surtout à couper les têtes qui dépassent ! Un peu de méritocratie n'a rien de dangereux !

Il est urgent que la nouvelle génération focalise le débat sur ses lignes de force et qu'elle se pose également des questions sur les aspects pervers de la pensée soixante-huit ! L'a-nationisme, voire l'antinationisme humanitariste va très bien de pair avec le côté a-patride des capitaux boursiers! Si on y rajoute la tentation monétariste (veau d'or), on obtient une trilogie nihiliste ! Par exotisme bobo, les verts aiment toujours mieux la défense des autres cultures que la leur, raison pour laquelle ils s'indignent souvent des propos d'un Chevènement, mais sont curieusement moins dérangés par la présence des partis nationalistes écossais, gallois, catalans, sud-tyroliens dans le groupe des Verts au Parlement européen ! Dramatique pour l'Europe tant l'universalisme français est capital pour sortir d'un monétarisme germanique s'ajoutant à une vision libre-échangisme anglo-saxon écrabouillant les pays latins ! L'Italie et la France n'ont pas fini de s'infliger un supplice qui déstabilisent de plus en plus leur système politique ! Chassez le culturel, il revient au galop, et c'est très bien ainsi !

Néo-libéralisme, ce terme un peu flou remis en ciculation dès les années 90, est un terme qui plombe le débat ! Le dernier survivant de cette famille hétérodoxe d'économistes (Allais, nonagénaire ayant tout vécu et dont le Nobel d'économie fut prophétisé par le sociologue libéral keynésien Aron) hurlait "Chienlit (tiens, ça rappelle quelqu'un) laisser-fairiste et libre-échangiste qui fait le jeu des multinationales" au moment de Maastricht ! Il appelle à un protectionisme européen ! A l'époque de Maastricht, la famille socialiste était bien la première famille politique d'Europe ! Il n'y a pas un libéralisme ou un néo-libéralisme ! Il y a DES néo-libéralismes avec divergeances sur l'utilisation des leviers économiques ! Le gros de la classe politique européenne s'est satisfait du plus mauvais !

A l'heure où Hubert Védrine demande à la gauche d'atterir sur les possibilités (voire même les dangers ou effets pervers) d'un fédéralisme à 27, les verts doivent être les premiers à se poser des questions ! On espère en tous cas que leur meneur au PE méditera avant la fin de sa carrière !

Cela nous évitera de dire : Cohn-Bendit, le francfortois ? Mais c'était le parcours santé de la génération 68 ! De l'Ecole freudo-marxiste de Francfort (explosion du grand ça libérateur, version bonobo) à la Banque de Francfort (contraction par le sur-moi version Bis-Mark) en passant par le franc fort (explosion des dettes publiques et de la rente des prédateurs de la finance) avec l'ossature philosophique et macro-économique d'une saucisse de Francfort ! En langage américain, on dit de San Francisco hippie à Chicago Yuppie en passant par la bourse de New York... hum youpie !

Certains verts seront donc mal placés pour donner des leçons à Chevènement ou Dupont-Aignan sur la question ! Pourquoi ? Parce que la superposition des identités creuses européisme/mondialisme (musclés ou non par le préfixe alter) sont à la politique ce que l'esperanto est à la linguistique ! Un langage artificiel et a-culturel qui ne va nulle part ! L'universalisme français liberté-égalité-fraternité est menacé de disparition !

Assimiler Chevènement ou NDA à Lepen ou Devilliers ne me fera jamais oublier que Cohn-Bendit fut applaudi par Madelin au moment de l'UEM, alors que celui-ci est passé depuis soixante-huit de "libérez les Aryens" à "je suis libertarien" ! Au moment du débat sur la Constitution, C-B la défendit avec le philosophe anti-nationiste Antonio Negri, en oubliant que le seul économiste français voulant la suppression de l'Etat-nation français n'est autre que Pascal Salin, libéral-libertarien proche des cercles madelinistes ! Rebelotte ! Libéral-libertaire-libertarien ! On n'en peut plus de se vautrer dans ce subjectivisme romantique, spontanéiste, naturaliste de ver(t)s luisants !

Si l'écrivain allemand Goethe disait "Tout homme a deux patries, la sienne et puis la France", si Benjamin Franklin l'a répété au moment de la Révolution française, si l'Américain Thomas Jefferson l'a lui aussi répété, arrêtons très vite de nous infliger le syndrôme de Waterloo ! Si la France continue de se perdre dans des discussions gauche-droite dignes du café du commerce, si elle ne réaffirme pas très vite ses valeurs, son esprit, sa personnalité au reste de l'Europe par la voie de l'ETAT et de la POLITIQUE ETRANGERE, les alter-européistes pourront faire de leur pied et de leur main, les pulsions révolutionnaires conscientes ou non n'auront rien de carnavalesques et de romantiques ! La France reféodalisée est sur un réchaud à gaz ! Nous sommes sous Louis XV ! Il est moins une.. Barre ! Bayrou ! Pardon ! Capiche Jean d'Arc Royal ? Capiche Napoléon III le petit sarko ?

Il est plus facile de se fantasmer trotskyste ou libertaire en 68 que de se poser la question de savoir pourquoi Malraux, qui fit la guerre d'Espagne avec des trotskystes et des anarchistes, se rallia à De Gaulle après un face à la mort dans la résistance ! Il est plus facile d'arborer un T-shirt du Che que de comprendre pourquoi un intellectuel français qui combattit aux côtés du Che, Régis Debray, écrivait dans les années 90 un livre intitulé "A demain De Gaulle" ! Le volontarisme politique et l'activisme romantique n'évoluent pas à la même altitude !

Rien n'est plus affaire de micro-idéologie, de petit marxisme gnangnan, dogmatique ou poétique ou de petit libéralisme naturaliste pour affairistes ! Tout est une question de degré ! Elargir sa conscience avant d'élargir l'Europe à tous les vents contraires est de la plus haute urgence ! Et les jeunes verts ont du pain sur la planche ! On vire toujours sa cuti gauchiste un jour ! L'important n'est pas de savoir pourquoi ! L'important, c'est de savoir COMMENT ! Parole d'ancien révolté fils et petit-fils de syndicaliste qui a quitté un parti vert pour un micro parti "Rassemblement Wallonie-France" ! Plus est en nous !
 
le 03/03/2007 par lilian
Mort d'un parfait bobo trilingue au pays vert des cercles-carrés et de l'hémiplégie !

Se pourrait-il qu'on ait rien su ? Contrairement à l'idée reçue chez beaucoup de jeunes verts français ("l'écologie ne peut être qu'anti-libérale"), le premier économiste qui aborda la question de l'environnement en économie fut l'érudit écossais libéral John Stuart Mill au milieu du XIXème siècle ! Certes il avait une sensibilité sociale qui inspira la politique sociale de Roosevelt, de souche écossaise lui-aussi !

Le message "Il faut passer de l'économie politique à l'écologie politique" fut pour la première fois délivré par le philosophe libéral français Bertrand de Jouvenel en 1957. Certes, il avait également une sensibilité sociale qui fit de lui un biographe de Zola !

On peut également considérer que l'économiste keynésien de souche écossaise John Kenneth Galbraith (libéralisme de gauche américain )prépara le terrain avec son livre "L'ère de l'opulence" en 1958.

S'il est juste que des communistes libertaires et des personnalistes chrétiens firent également office de pionniers, les marxistes en revanche furent les derniers de la classe ! Au paradis de la gauche aussi, les derniers sont les premiers ! On doit cependant reconnaître au trotskyste Ernest Mandel le mérite de s'être posé des questions sur le sujet dans les années soixante ! Krivine rappelera à Besancenot que l'optimisme indécrottable de Mandel n'a pas toujours porté que de beaux fruits !

L'écologie reste une micro-idéologie qui peut s'allier à tout courant ! La preuve est qu'il existe des écologistes libertaires, marxistes, sociaux-démocrates, chrétiens, libéraux, libertariens ! Il existe même des éco-fascistes préférant les phoques aux hommes ! Toute réflexion à partir de l'expérience française uniquement conduira un jour les Verts à l'impasse ! En Belgique francophone, des ministres de l'environnement d'obédience libérale ont plus avancé sur la question que le PS wallon plus soucieux de ses féodalités et de sa rente électorale, au-delà des discours creux ! Les verts francophones sont donc amenés aujourd'hui à reconfigurer leur stratégie et à courtiser les libéraux ! En Allemagne, des jeunes de la CDU ont compris les débouchés économiques de l'industrie verte plus rapidement que la gauche communisante dans les pays latins ! Le parti centriste libéral-démocrate britannique continue d'être le principal relais de Greenpeace et du WWF à la Chambre des Communes ! Le discours de Marie-George Buffet ou de Laguiller sur la nature foncièrement anti-capitaliste du discours écologiste est stupide, sauf à considérer que l'URSS fit jamais l'effort d'oeuvrer à un industrialisme novateur dans cette voie et qu'il en reste quelque chose dans la culture économique russe !

Les verts aiment parfois se perdre dans des conflits sémantiques qui seraient hilarants s'ils ne portaient pas préjudice à la nécessité de leurs idées ! Comme si avoir raison avant les autres sur certains points ne rendaient déjà pas leur vie politique difficile ! Les éternels conflits portant sur la "croissance zéro", "la décroissance", "la croissance quand même un peu", est curieusement abordée par nombre de militants ! La question porte sur le caractère QUALITATIF de la croissance et sur rien d'autre ! Le ralentissement de la croissance en Europe n'a souvent engendré que développement durable du chômage de masse, durable mais insoutenable, car repoussant sans cesse les questions écologiques derrière les préoccupations socio-économiques ! Soutenir par conséquent que Lepage ou Hulot auraient moins leur mot à dire sur la question que Voynet est ridicule ! Prétendre que la droite à moins de raison que la gauche de s'intéresser à ces questions tout autant ! Radicaliser le message par révolte refroidit le patronat français ! Blesser son amour propre en lui indiquant que certains patrons allemands courent plus vite sur la question est plus efficace ! Sur ce point, Cohn-Bendit n'a pas démérité (mais le retour du pavé de l'Esprit des Lois de Montesquieu dans sa tronche va venir) !

Certes, il y aura bien entendu toujours des conflits de méthode auxquels s'ajoutent bien des divergences sur des dossiers en dehors de la sphère d'expertise des verts ! Quand on charge sa barque de mille revendications contestataires, révolutionnaires, altermondialistes, communautaristes (un retour au droit privé parce que le pouvoir s'est éloigné pour le reste) on n'est pas prêts de s'unifier sur l'essentiel ! On engendre le saucissonage idéologique et la culture de la pensée en confettis, un version idéologique du communautarisme ! La famille politique verte dont j'ai fait partie en Belgique se sera souvent tirée des balles dans le pied en ayant une culture de méfiance de ses "élites", un culture de l'égalitarisme à ce point radicale qu'elle consistait surtout à couper les têtes qui dépassent ! Les verts français ont indiqué la voie en premier ! Un peu de méritocratie n'a rien de dangereux !

Il est urgent que la nouvelle génération focalise le débat sur ses lignes de force et qu'elle se pose également des questions sur les aspects pervers de la pensée soixante-huit ! L'a-nationisme, voire l'antinationisme humanitariste va très bien de pair avec le côté a-patride des capitaux boursiers! Si on y rajoute la tentation monétariste (veau d'or), on obtient une trilogie nihiliste ! Par exotisme bobo, les verts aiment toujours mieux la défense des autres cultures que la leur, raison pour laquelle ils s'indignent souvent des propos d'un Chevènement, mais sont curieusement moins dérangés par la présence des partis nationalistes écossais, gallois, catalans, sud-tyroliens dans le groupe des Verts au Parlement européen ! Dramatique pour l'Europe tant l'universalisme français est capital pour sortir d'un monétarisme germanique s'ajoutant à une vision libre-échangisme anglo-saxon écrabouillant les pays latins ! L'Italie et la France n'ont pas fini de s'infliger un supplice qui déstabilisent de plus en plus leur système politique ! Chassez le culturel, il revient au galop, et c'est très bien ainsi !

Néo-libéralisme, ce terme un peu flou remis en ciculation dès les années 90, est un terme qui plombe le débat ! Le dernier survivant de cette famille hétérodoxe d'économistes (Allais, nonagénaire ayant tout vécu et dont le Nobel d'économie fut prophétisé par le sociologue libéral keynésien Aron) hurlait "Chienlit (tiens, ça rappelle quelqu'un) laisser-fairiste et libre-échangiste qui fait le jeu des multinationales" au moment de Maastricht ! Il appelle à un protectionisme européen ! A l'époque de Maastricht, la famille socialiste était bien la première famille politique d'Europe ! Il n'y a pas un libéralisme ou un néo-libéralisme ! Il y a DES néo-libéralismes avec divergeances sur l'utilisation des leviers économiques ! Le gros de la classe politique européenne s'est satisfait du plus mauvais !

A l'heure où Hubert Védrine demande à la gauche d'atterir sur les possibilités (voire même les dangers ou effets pervers) d'un fédéralisme à 27, les verts doivent être les premiers à se poser des questions ! On espère en tous cas que leur meneur au PE méditera avant la fin de sa carrière ! Les arbres n'ont pas de racines ? Ils boivent par la cime ?

Médite, Bendit ! Cela nous évitera de dire : Cohn-Bendit, le francfortois ? Mais c'était le parcours santé de la génération 68 : de l'Ecole freudo-marxiste de Francfort (explosion du grand ça libérateur, version bonobo) à la Banque de Francfort (contraction par le sur-moi version Bis-Mark) en passant par le franc fort (explosion des dettes publiques et de la rente des prédateurs de la finance) avec l'ossature philosophique et macro-économique d'une saucisse de Francfort ! En langage américain, on dit de San Francisco hippie à Chicago Yuppie en passant par la bourse de New York... hum youpie !

Certains verts seront donc mal placés pour donner des leçons à Chevènement ou Dupont-Aignan sur la question ! Mendes-FRANCE et De-GAULLE ont bien indiqué une voie lucide à leurs héritiers ! On ne dépasse pas l'indépassable et le génie, sauf quand on préfère des effets de mode ! Kojève, éminent philosophe hégéliano-marxiste qui fut technocrate européen pour la France avant de mourir d'une attaque cardiaque en juin 68 ne pensait pas que l'Europe tiendrait sans la portée de l'universalisme français ! Il corrigeait De Gaulle et Monnet l'un par l'autre et n'aimait pas mai 68 ! Aron le grand libéral ami de Kojève, ne pensait pas autre chose, lui qui refusait d'abandonner son patriotisme lorrain et qui se félicitait en 81d'une stabilisation de l'Europe dans une version réaliste proche de celle annoncée par De Gaulle ! Avant le grand chambardement...

L'Europe n'est plus qu'un moulin à prières ! Pourquoi ? Parce que la superposition des identités creuses européisme/mondialisme (musclés ou non par le préfixe alter) sont à la politique ce que l'esperanto est à la linguistique ! Un langage artificiel et a-culturel qui ne va nulle part ! L'universalisme français liberté-égalité-fraternité est menacé de disparition ! Ca se protège aussi, ces choses-là ! Comme une République !

Assimiler systématiquement le discours de Chevènement ou de Dupont-Aignan à celui de Lepen ou Devilliers ne doit pas faire oublier que Cohn-Bendit fut applaudi par Madelin au moment de l'UEM, alors que celui-ci est passé depuis soixante-huit de "libérez les Aryens" à "je suis libertarien" ! Au moment du débat sur la Constitution, C-B la défendit avec le philosophe anti-nationiste Antonio Negri, en oubliant que le seul économiste français voulant la suppression de l'Etat-nation français n'est autre que Pascal Salin, libéral-libertarien proche des cercles madelinistes ! Rebelotte ! Libéral-libertaire-libertarien ! On n'en peut plus de se vautrer dans ce subjectivisme romantique, spontanéiste, naturaliste de ver(t)s luisants !

Si l'écrivain allemand Goethe disait "Tout homme a deux patries, la sienne et puis la France", si Benjamin Franklin l'a répété au moment de la Révolution française, si l'Américain Thomas Jefferson l'a lui aussi répété, arrêtons très vite de nous infliger le syndrôme de Waterloo ! Si la France continue de se perdre dans des discussions gauche-droite dignes du café du commerce, si elle ne réaffirme pas très vite ses valeurs, son esprit, sa personnalité au reste de l'Europe par la voie de l'ETAT et de sa POLITIQUE ETRANGERE, les alter-européistes pourront faire de leur pied et de leur main, les pulsions révolutionnaires conscientes ou non de la France d'en-bas n'auront rien de carnavalesque et de romantique ! La France reféodalisée est sur un réchaud à gaz ! Nous sommes sous Louis XV ! Il est moins une.. Barre ! Bayrou ! Pardon ! Capiche Jean d'Arc Royal ? Capiche Napoléon III le petit sarko ?

Il est plus facile de se fantasmer trotskyste ou libertaire en 68 que de se poser la question de savoir pourquoi Malraux, qui fit la guerre d'Espagne avec des trotskystes et des anarchistes, se rallia à De Gaulle après un face à la mort dans la résistance ! Il est plus facile d'arborer un T-shirt de Guevara que de comprendre pourquoi un intellectuel français qui combattit à ses côtés et qui connut la taule et les passages à tabas, Régis Debray, écrivait dans les années 90 un livre intitulé "A demain De Gaulle" ! Le volontarisme politique et l'activisme romantique n'évoluent pas à la même altitude !

Rien n'est plus affaire de micro-idéologie, de petit marxisme gnangnan, dogmatique ou poétique ou de petit libéralisme naturaliste pour affairistes ! Tout est une question de degré dans chaque courant démocratique ! Elargir sa conscience avant d'élargir l'Europe à tous les vents contraires est de la plus haute urgence ! Et les jeunes verts ont du pain sur la planche ! On vire toujours sa cuti gauchiste un jour ! L'important n'est pas de savoir pourquoi ! L'important, c'est de savoir COMMENT ! Parole d'ancien révolté fils et petit-fils de syndicaliste qui a quitté un parti vert pour un micro parti "Rassemblement Wallonie-France" ! Plus est en nous ! Allons, enfants de la PATRIE !
 
le 03/03/2007 par lilian
Se pourrait-il qu'on ait rien vu? Contrairement à l'idée reçue chez beaucoup de jeunes verts français ("l'écologie ne peut être qu'anti-libérale"), le premier économiste qui aborda la question de l'environnement en économie fut l'érudit écossais libéral John Stuart Mill au milieu du XIXème siècle ! Certes il avait une sensibilité sociale qui inspira la politique sociale de Roosevelt, de souche écossaise lui-aussi !

Le message "Il faut passer de l'économie politique à l'écologie politique" fut pour la première fois délivré par le philosophe libéral français Bertrand de Jouvenel en 1957. Certes, il avait également une sensibilité sociale qui fit de lui un biographe de Zola !

On peut également considérer que l'économiste keynésien de souche écossaise John Kenneth Galbraith (libéralisme de gauche américain )prépara le terrain avec son livre "L'ère de l'opulence" en 1958.

S'il est juste que des communistes libertaires et des personnalistes chrétiens firent également office de pionniers, les marxistes en revanche furent les derniers de la classe ! Au paradis de la gauche aussi, les derniers sont les premiers ! On doit cependant reconnaître au trotskyste Ernest Mandel le mérite de s'être posé des questions sur le sujet dans les années soixante ! Krivine rappelera à Besancenot que l'optimisme indécrottable de Mandel n'a pas toujours porté que de beaux fruits ! Le smic à 1500 euros est une mauvais pub pour ados qui emmerde moins l'actionnaire que la PME ! Continuez le naufrage !

L'écologie reste une micro-idéologie qui peut s'allier à tout courant ! La preuve est qu'il existe des écologistes libertaires, marxistes, sociaux-démocrates, chrétiens, libéraux, libertariens ! Il existe même des éco-fascistes préférant les phoques aux hommes ! Toute réflexion à partir de l'expérience française uniquement conduira un jour les Verts à l'impasse ! En Belgique francophone, des ministres de l'environnement d'obédience libérale ont plus avancé sur la question que le PS wallon plus soucieux de ses féodalités et de sa rente électorale, au-delà des discours creux ! Les verts francophones sont donc amenés aujourd'hui à reconfigurer leur stratégie et à courtiser les libéraux ! En Allemagne, des jeunes de la CDU ont compris les débouchés économiques de l'industrie verte plus rapidement que la gauche communisante dans les pays latins ! Le parti centriste libéral-démocrate britannique continue d'être le principal relais de Greenpeace et du WWF à la Chambre des Communes ! Le discours de Marie-George Buffet ou de Laguiller sur la nature foncièrement anti-capitaliste du discours écologiste est stupide, sauf à considérer que l'URSS fit jamais l'effort d'oeuvrer à un industrialisme novateur dans cette voie et qu'il en reste quelque chose dans la culture économique russe !

Les verts aiment parfois se perdre dans des conflits sémantiques qui seraient hilarants s'ils ne portaient pas préjudice à la nécessité de leurs idées ! Comme si avoir raison avant les autres sur certains points ne rendaient déjà pas leur vie politique difficile ! Les éternels conflits portant sur la "croissance zéro", "la décroissance", "la croissance quand même un peu", est curieusement abordée par nombre de militants ! La question porte sur le caractère QUALITATIF de la croissance et sur rien d'autre ! Le ralentissement de la croissance en Europe n'a souvent engendré que développement durable du chômage de masse, durable mais insoutenable, car repoussant sans cesse les questions écologiques derrière les préoccupations socio-économiques ! Soutenir par conséquent que Lepage ou Hulot auraient moins leur mot à dire sur la question que Voynet est ridicule ! Prétendre que la droite à moins de raison que la gauche de s'intéresser à ces questions tout autant ! Radicaliser le message par révolte refroidit le patronat français ! Blesser son amour propre en lui indiquant que certains patrons allemands courent plus vite sur la question est plus efficace ! Sur ce point, Cohn-Bendit n'a pas démérité (mais le retour du pavé de l'Esprit des Lois de Montesquieu dans sa tronche va venir) !

Certes, il y aura bien entendu toujours des conflits de méthode auxquels s'ajoutent bien des divergences sur des dossiers en dehors de la sphère d'expertise des verts ! Quand on charge sa barque de mille revendications contestataires, révolutionnaires, altermondialistes, communautaristes (un retour au droit privé parce que le pouvoir s'est éloigné pour le reste) on n'est pas prêts de s'unifier sur l'essentiel ! On engendre le saucissonage idéologique et la culture de la pensée en confettis, un version idéologique du communautarisme ! La famille politique verte dont j'ai fait partie en Belgique se sera souvent tirée des balles dans le pied en ayant une culture de méfiance de ses "élites", un culture de l'égalitarisme à ce point radicale qu'elle consistait surtout à couper les têtes qui dépassent ! Les verts français ont indiqué la voie en premier ! Un peu de méritocratie n'a rien de dangereux !

Il est urgent que la nouvelle génération focalise le débat sur ses lignes de force et qu'elle se pose également des questions sur les aspects pervers de la pensée soixante-huit ! L'a-nationisme, voire l'antinationisme humanitariste va très bien de pair avec le côté a-patride des capitaux boursiers! Si on y rajoute la tentation monétariste (veau d'or), on obtient une trilogie nihiliste ! Par exotisme bobo, les verts aiment toujours mieux la défense des autres cultures que la leur, raison pour laquelle ils s'indignent souvent des propos d'un Chevènement, mais sont curieusement moins dérangés par la présence des partis nationalistes écossais, gallois, catalans, sud-tyroliens dans le groupe des Verts au Parlement européen ! Dramatique pour l'Europe tant l'universalisme français est capital pour sortir d'un monétarisme germanique s'ajoutant à une vision libre-échangisme anglo-saxon écrabouillant les pays latins ! L'Italie et la France n'ont pas fini de s'infliger un supplice qui déstabilisent de plus en plus leur système politique ! Chassez le culturel, il revient au galop, et c'est très bien ainsi !

Néo-libéralisme, ce terme un peu flou remis en ciculation dès les années 90, est un terme qui plombe le débat ! Le dernier survivant de cette famille hétérodoxe d'économistes (Allais, nonagénaire ayant tout vécu et dont le Nobel d'économie fut prophétisé par le sociologue libéral keynésien Aron) hurlait "Chienlit (tiens, ça rappelle quelqu'un) laisser-fairiste et libre-échangiste qui fait le jeu des multinationales" au moment de Maastricht ! Il appelle à un protectionisme européen ! A l'époque de Maastricht, la famille socialiste était bien la première famille politique d'Europe ! Il n'y a pas un libéralisme ou un néo-libéralisme ! Il y a DES néo-libéralismes avec divergeances sur l'utilisation des leviers économiques ! Le gros de la classe politique européenne s'est satisfait du plus mauvais !

A l'heure où Hubert Védrine demande à la gauche d'atterir sur les possibilités (voire même les dangers ou effets pervers) d'un fédéralisme à 27, les verts doivent être les premiers à se poser des questions ! On espère en tous cas que leur meneur au PE méditera avant la fin de sa carrière ! Les arbres n'ont pas de racines ? Ils boivent par la cime ?

Médite, Bendit ! Cela nous évitera de dire : Cohn-Bendit, le francfortois ? Mais c'était le parcours santé de la génération 68 : de l'Ecole freudo-marxiste de Francfort (explosion du grand ça libérateur, version bonobo) à la Banque de Francfort (contraction par le sur-moi version Bis-Mark) en passant par le franc fort (explosion des dettes publiques et de la rente des prédateurs de la finance) avec l'ossature philosophique et macro-économique d'une saucisse de Francfort ! En langage américain, on dit de San Francisco hippie à Chicago Yuppie en passant par la bourse de New York... hum youpie !

Certains verts seront donc mal placés pour donner des leçons à Chevènement ou Dupont-Aignan sur la question ! Mendes-FRANCE et De-GAULLE ont bien indiqué une voie lucide à leurs héritiers ! On ne dépasse pas l'indépassable et le génie, sauf quand on préfère des effets de mode ! Kojève, éminent philosophe hégéliano-marxiste qui fut technocrate européen pour la France avant de mourir d'une attaque cardiaque en juin 68 ne pensait pas que l'Europe tiendrait sans la portée de l'universalisme français ! Il corrigeait De Gaulle et Monnet l'un par l'autre et n'aimait pas mai 68 ! Aron le grand libéral ami de Kojève, ne pensait pas autre chose, lui qui refusait d'abandonner son patriotisme lorrain et qui se félicitait en 81d'une stabilisation de l'Europe dans une version réaliste proche de celle annoncée par De Gaulle ! Avant le grand chambardement...

L'Europe n'est plus qu'un moulin à prières ! Pourquoi ? Parce que la superposition des identités creuses européisme/mondialisme (musclés ou non par le préfixe alter) sont à la politique ce que l'esperanto est à la linguistique ! Un langage artificiel et a-culturel qui ne va nulle part ! L'universalisme français liberté-égalité-fraternité est menacé de disparition ! Ca se protège aussi, ces choses-là ! Comme une République !

Assimiler systématiquement le discours de Chevènement ou de Dupont-Aignan à celui de Lepen ou Devilliers ne doit pas faire oublier que Cohn-Bendit fut applaudi par Madelin au moment de l'UEM, alors que celui-ci est passé depuis soixante-huit de "libérez les Aryens" à "je suis libertarien" ! Au moment du débat sur la Constitution, C-B la défendit avec le philosophe anti-nationiste Antonio Negri, en oubliant que le seul économiste français voulant la suppression de l'Etat-nation français n'est autre que Pascal Salin, libéral-libertarien proche des cercles madelinistes ! Rebelotte ! Libéral-libertaire-libertarien ! On n'en peut plus de se vautrer dans ce subjectivisme romantique, spontanéiste, naturaliste de ver(t)s luisants !

Si l'écrivain allemand Goethe disait "Tout homme a deux patries, la sienne et puis la France", si Benjamin Franklin l'a répété au moment de la Révolution française, si l'Américain Thomas Jefferson l'a lui aussi répété, arrêtons très vite de nous infliger le syndrôme de Waterloo ! Si la France continue de se perdre dans des discussions gauche-droite dignes du café du commerce, si elle ne réaffirme pas très vite ses valeurs, son esprit, sa personnalité au reste de l'Europe par la voie de l'ETAT et de sa POLITIQUE ETRANGERE, les alter-européistes pourront faire de leur pied et de leur main, les pulsions révolutionnaires conscientes ou non de la France d'en-bas n'auront rien de carnavalesque et de romantique ! La France reféodalisée est sur un réchaud à gaz ! Nous sommes sous Louis XV ! Il est moins une.. Barre ! Bayrou ! Pardon ! Capiche Jean d'Arc Royal ? Capiche Napoléon III le petit sarko ?

Il est plus facile de se fantasmer trotskyste ou libertaire en 68 que de se poser la question de savoir pourquoi Malraux, qui fit la guerre d'Espagne avec des trotskystes et des anarchistes, se rallia à De Gaulle après un face à la mort dans la résistance ! Il est plus facile d'arborer un T-shirt de Guevara que de comprendre pourquoi un intellectuel français qui combattit à ses côtés et qui connut la taule et les passages à tabas, Régis Debray, écrivait dans les années 90 un livre intitulé "A demain De Gaulle" ! Le volontarisme politique et l'activisme romantique n'évoluent pas à la même altitude !

Rien n'est plus affaire de micro-idéologie, de petit marxisme gnangnan, dogmatique ou poétique ou de petit libéralisme naturaliste pour affairistes ! Tout est une question de degré dans chaque courant démocratique ! Elargir sa conscience avant d'élargir l'Europe à tous les vents contraires est de la plus haute urgence ! Et les jeunes verts ont du pain sur la planche ! On vire toujours sa cuti gauchiste un jour ! L'important n'est pas de savoir pourquoi ! L'important, c'est de savoir COMMENT ! Parole d'ancien révolté fils et petit-fils de syndicaliste qui a quitté un parti vert pour un micro parti "Rassemblement Wallonie-France" ! Plus est en nous ! Allons, enfants de la PATRIE !
 
le 03/03/2007 par lilian
Se pourrait-il qu'on ait rien vu? Contrairement à l'idée reçue chez beaucoup de jeunes verts français ("l'écologie ne peut être qu'anti-libérale"), le premier économiste qui aborda la question de l'environnement en économie fut l'érudit écossais libéral John Stuart Mill au milieu du XIXème siècle ! Certes il avait une sensibilité sociale qui inspira la politique sociale de Roosevelt, de souche écossaise lui-aussi !

Le message "Il faut passer de l'économie politique à l'écologie politique" fut pour la première fois délivré par le philosophe libéral français Bertrand de Jouvenel en 1957. Certes, il avait également une sensibilité sociale qui fit de lui un biographe de Zola !

On peut également considérer que l'économiste keynésien de souche écossaise John Kenneth Galbraith (libéralisme de gauche américain )prépara le terrain avec son livre "L'ère de l'opulence" en 1958.

S'il est juste que des communistes libertaires et des personnalistes chrétiens firent également office de pionniers, les marxistes en revanche furent les derniers de la classe ! Au paradis de la gauche aussi, les derniers sont les premiers ! On doit cependant reconnaître au trotskyste Ernest Mandel le mérite de s'être posé des questions sur le sujet dans les années soixante ! Krivine rappelera à Besancenot que l'optimisme indécrottable de Mandel n'a pas toujours porté que de beaux fruits ! Le smic à 1500 euros est une mauvais pub pour ados qui emmerde moins le spéculateur détruisant l'emploi que la PME qui en crée ! Continuez le naufrage ! La révolution PERMANENTE ? Un concept de coiffure pour Jospin en 68 ! L'autogestion à tous les étages ? Une nostalgie qui regarde toujours mieux l'Espagne des années trente que des plantages sous la Yougoslavie de Tito ! Un blabla d'universitaire sans mode d'emploi...

L'écologie reste une micro-idéologie qui peut s'allier à tout courant ! La preuve est qu'il existe des écologistes libertaires, marxistes, sociaux-démocrates, chrétiens, libéraux, libertariens ! Il existe même des éco-fascistes préférant les phoques aux hommes ! Toute réflexion à partir de l'expérience française uniquement conduira un jour les Verts à l'impasse ! En Belgique francophone, des ministres de l'environnement d'obédience libérale ont plus avancé sur la question que le PS wallon plus soucieux de ses féodalités et de sa rente électorale, au-delà des discours creux ! Les verts francophones sont donc amenés aujourd'hui à reconfigurer leur stratégie et à courtiser les libéraux ! En Allemagne, des jeunes de la CDU ont compris les débouchés économiques de l'industrie verte plus rapidement que la gauche communisante dans les pays latins ! Le parti centriste libéral-démocrate britannique continue d'être le principal relais de Greenpeace et du WWF à la Chambre des Communes ! Le discours de Marie-George Buffet ou de Laguiller sur la nature foncièrement anti-capitaliste du discours écologiste est stupide, sauf à considérer que l'URSS fit jamais l'effort d'oeuvrer à un industrialisme novateur dans cette voie et qu'il en reste quelque chose dans la culture économique russe !

Les verts aiment parfois se perdre dans des conflits sémantiques qui seraient hilarants s'ils ne portaient pas préjudice à la nécessité de leurs idées ! Comme si avoir raison avant les autres sur certains points ne rendaient déjà pas leur vie politique difficile ! Les éternels conflits portant sur la "croissance zéro", "la décroissance", "la croissance quand même un peu", est curieusement abordée par nombre de militants ! La question porte sur le caractère QUALITATIF de la croissance et sur rien d'autre ! Le ralentissement de la croissance en Europe n'a souvent engendré que développement durable du chômage de masse, durable mais insoutenable, car repoussant sans cesse les questions écologiques derrière les préoccupations socio-économiques ! Soutenir par conséquent que Lepage ou Hulot auraient moins leur mot à dire sur la question que Voynet est ridicule ! Prétendre que la droite à moins de raison que la gauche de s'intéresser à ces questions tout autant ! Radicaliser le message par révolte refroidit le patronat français ! Blesser son amour propre en lui indiquant que certains patrons allemands courent plus vite sur la question est plus efficace ! Sur ce point, Cohn-Bendit n'a pas démérité (mais le retour du pavé de l'Esprit des Lois de Montesquieu dans sa tronche va venir) !

Certes, il y aura bien entendu toujours des conflits de méthode auxquels s'ajoutent bien des divergences sur des dossiers en dehors de la sphère d'expertise des verts ! Quand on charge sa barque de mille revendications contestataires, révolutionnaires, altermondialistes, communautaristes (un retour au droit privé parce que le pouvoir s'est éloigné pour le reste) on n'est pas prêts de s'unifier sur l'essentiel ! On engendre le saucissonage idéologique et la culture de la pensée en confettis, un version idéologique du communautarisme ! La famille politique verte dont j'ai fait partie en Belgique se sera souvent tirée des balles dans le pied en ayant une culture de méfiance de ses "élites", un culture de l'égalitarisme à ce point radicale qu'elle consistait surtout à couper les têtes qui dépassent ! Les verts français ont indiqué la voie en premier ! Un peu de méritocratie n'a rien de dangereux !

Il est urgent que la nouvelle génération focalise le débat sur ses lignes de force et qu'elle se pose également des questions sur les aspects pervers de la pensée soixante-huit ! L'a-nationisme, voire l'antinationisme humanitariste va très bien de pair avec le côté a-patride des capitaux boursiers! Si on y rajoute la tentation monétariste (veau d'or), on obtient une trilogie nihiliste ! Par exotisme bobo, les verts aiment toujours mieux la défense des autres cultures que la leur, raison pour laquelle ils s'indignent souvent des propos d'un Chevènement, mais sont curieusement moins dérangés par la présence des partis nationalistes écossais, gallois, catalans, sud-tyroliens dans le groupe des Verts au Parlement européen ! Dramatique pour l'Europe tant l'universalisme français est capital pour sortir d'un monétarisme germanique s'ajoutant à une vision libre-échangisme anglo-saxon écrabouillant les pays latins ! L'Italie et la France n'ont pas fini de s'infliger un supplice qui déstabilisent de plus en plus leur système politique ! Chassez le culturel, il revient au galop, et c'est très bien ainsi !

Néo-libéralisme, ce terme un peu flou remis en ciculation dès les années 90, est un terme qui plombe le débat ! Le dernier survivant de cette famille hétérodoxe d'économistes (Allais, nonagénaire ayant tout vécu et dont le Nobel d'économie fut prophétisé par le sociologue libéral keynésien Aron) hurlait "Chienlit (tiens, ça rappelle quelqu'un) laisser-fairiste et libre-échangiste qui fait le jeu des multinationales" au moment de Maastricht ! Il appelle à un protectionisme européen ! A l'époque de Maastricht, la famille socialiste était bien la première famille politique d'Europe ! Il n'y a pas un libéralisme ou un néo-libéralisme ! Il y a DES néo-libéralismes avec divergeances sur l'utilisation des leviers économiques ! Le gros de la classe politique européenne s'est satisfait du plus mauvais !

A l'heure où Hubert Védrine demande à la gauche d'atterir sur les possibilités (voire même les dangers ou effets pervers) d'un fédéralisme à 27, les verts doivent être les premiers à se poser des questions ! On espère en tous cas que leur meneur au PE méditera avant la fin de sa carrière ! Les arbres n'ont pas de racines ? Ils boivent par la cime ?

Médite, Bendit ! Cela nous évitera de dire : Cohn-Bendit, le francfortois ? Mais c'était le parcours santé de la génération 68 : de l'Ecole freudo-marxiste de Francfort (explosion du grand ça libérateur, version bonobo) à la Banque de Francfort (contraction par le sur-moi version Bis-Mark) en passant par le franc fort (explosion des dettes publiques et de la rente des prédateurs de la finance) avec l'ossature philosophique et macro-économique d'une saucisse de Francfort ! En langage américain, on dit de San Francisco hippie à Chicago Yuppie en passant par la bourse de New York... hum youpie !

Certains verts seront donc mal placés pour donner des leçons à Chevènement ou Dupont-Aignan sur la question ! Mendes-FRANCE et De-GAULLE ont bien indiqué une voie lucide à leurs héritiers ! On ne dépasse pas l'indépassable et le génie, sauf quand on préfère des effets de mode ! Kojève, éminent philosophe hégéliano-marxiste qui fut technocrate européen pour la France avant de mourir d'une attaque cardiaque en juin 68 ne pensait pas que l'Europe tiendrait sans la portée de l'universalisme français ! Il corrigeait De Gaulle et Monnet l'un par l'autre et n'aimait pas mai 68 ! Aron le grand libéral ami de Kojève, ne pensait pas autre chose, lui qui refusait d'abandonner son patriotisme lorrain et qui se félicitait en 81d'une stabilisation de l'Europe dans une version réaliste proche de celle annoncée par De Gaulle ! Avant le grand chambardement...

L'Europe n'est plus qu'un moulin à prières ! Pourquoi ? Parce que la superposition des identités creuses européisme/mondialisme (musclés ou non par le préfixe alter) sont à la politique ce que l'esperanto est à la linguistique ! Un langage artificiel et a-culturel qui ne va nulle part ! L'universalisme français liberté-égalité-fraternité est menacé de disparition ! Ca se protège aussi, ces choses-là ! Comme une République !

Assimiler systématiquement le discours de Chevènement ou de Dupont-Aignan à celui de Lepen ou Devilliers ne doit pas faire oublier que Cohn-Bendit fut applaudi par Madelin au moment de l'UEM, alors que celui-ci est passé depuis soixante-huit de "libérez les Aryens" à "je suis libertarien" ! Au moment du débat sur la Constitution, C-B la défendit avec le philosophe anti-nationiste Antonio Negri, en oubliant que le seul économiste français voulant la suppression de l'Etat-nation français n'est autre que Pascal Salin, libéral-libertarien proche des cercles madelinistes ! Rebelotte ! Libéral-libertaire-libertarien ! On n'en peut plus de se vautrer dans ce subjectivisme romantique, spontanéiste, naturaliste de ver(t)s luisants !

Si l'écrivain allemand Goethe disait "Tout homme a deux patries, la sienne et puis la France", si Benjamin Franklin l'a répété au moment de la Révolution française, si l'Américain Thomas Jefferson l'a lui aussi répété, arrêtons très vite de nous infliger le syndrôme de Waterloo ! Si la France continue de se perdre dans des discussions gauche-droite dignes du café du commerce, si elle ne réaffirme pas très vite ses valeurs, son esprit, sa personnalité au reste de l'Europe par la voie de l'ETAT et de sa POLITIQUE ETRANGERE, les alter-européistes pourront faire de leur pied et de leur main, les pulsions révolutionnaires conscientes ou non de la France d'en-bas n'auront rien de carnavalesque et de romantique ! La France reféodalisée est sur un réchaud à gaz ! Nous sommes sous Louis XV ! Il est moins une.. Barre ! Bayrou ! Pardon ! Capiche Jean d'Arc Royal ? Capiche Napoléon III le petit sarko ?

Il est plus facile de se fantasmer trotskyste ou libertaire en 68 que de se poser la question de savoir pourquoi Malraux, qui fit la guerre d'Espagne avec des trotskystes et des anarchistes, se rallia à De Gaulle après un face à la mort dans la résistance ! Il est plus facile d'arborer un T-shirt de Guevara que de comprendre pourquoi un intellectuel français qui combattit à ses côtés et qui connut la taule et les passages à tabas, Régis Debray, écrivait dans les années 90 un livre intitulé "A demain De Gaulle" ! Le volontarisme politique et l'activisme romantique n'évoluent pas à la même altitude !

Rien n'est plus affaire de micro-idéologie, de petit marxisme gnangnan, dogmatique ou poétique ou de petit libéralisme naturaliste pour affairistes ! Tout est une question de degré dans chaque courant démocratique ! Elargir sa conscience avant d'élargir l'Europe à tous les vents contraires est de la plus haute urgence ! Et les jeunes verts ont du pain sur la planche ! On vire toujours sa cuti gauchiste un jour ! L'important n'est pas de savoir pourquoi ! L'important, c'est de savoir COMMENT ! Parole d'ancien révolté fils et petit-fils de syndicaliste qui a quitté un parti vert pour un micro parti "Rassemblement Wallonie-France" ! Plus est en nous ! Allons, enfants de la PATRIE !
 
le 03/03/2007 par lilian
Se pourrait-il qu'on ait rien vu? Contrairement à l'idée reçue chez beaucoup de jeunes verts français ("l'écologie ne peut être qu'anti-libérale"), le premier économiste qui aborda la question de l'environnement en économie fut l'érudit écossais libéral John Stuart Mill au milieu du XIXème siècle ! Certes il avait une sensibilité sociale qui inspira la politique sociale de Roosevelt, de souche écossaise lui-aussi !

Le message "Il faut passer de l'économie politique à l'écologie politique" fut pour la première fois délivré par le philosophe libéral français Bertrand de Jouvenel en 1957. Certes, il avait également une sensibilité sociale qui fit de lui un biographe de Zola !

On peut également considérer que l'économiste keynésien de souche écossaise John Kenneth Galbraith (libéralisme de gauche américain )prépara le terrain avec son livre "L'ère de l'opulence" en 1958.

S'il est juste que des communistes libertaires et des personnalistes chrétiens firent également office de pionniers, les marxistes en revanche furent les derniers de la classe ! Au paradis de la gauche aussi, les derniers sont les premiers ! On doit cependant reconnaître au trotskyste Ernest Mandel le mérite de s'être posé des questions sur le sujet dans les années soixante ! Krivine rappelera à Besancenot que l'optimisme indécrottable de Mandel n'a pas toujours porté que de beaux fruits ! Le smic à 1500 euros est une mauvais pub pour ados qui emmerde moins le spéculateur détruisant l'emploi que la PME qui en crée ! Continuez le naufrage ! La révolution PERMANENTE ? Un concept de coiffure pour Jospin en 68 ! L'autogestion à tous les étages ? Une nostalgie qui regarde toujours mieux l'Espagne des années trente que des plantages sous la Yougoslavie de Tito ! Un blabla d'universitaire sans mode d'emploi...

L'écologie reste une micro-idéologie qui peut s'allier à tout courant ! La preuve est qu'il existe des écologistes libertaires, marxistes, sociaux-démocrates, chrétiens, libéraux, libertariens ! Il existe même des éco-fascistes préférant les phoques aux hommes ! Toute réflexion à partir de l'expérience française uniquement conduira un jour les Verts à l'impasse ! En Belgique francophone, des ministres de l'environnement d'obédience libérale ont plus avancé sur la question que le PS wallon plus soucieux de ses féodalités et de sa rente électorale, au-delà des discours creux ! Les verts francophones sont donc amenés aujourd'hui à reconfigurer leur stratégie et à courtiser les libéraux ! En Allemagne, des jeunes de la CDU ont compris les débouchés économiques de l'industrie verte plus rapidement que la gauche communisante dans les pays latins ! Le parti centriste libéral-démocrate britannique continue d'être le principal relais de Greenpeace et du WWF à la Chambre des Communes ! Le discours de Marie-George Buffet ou de Laguiller sur la nature foncièrement anti-capitaliste du discours écologiste est stupide, sauf à considérer que l'URSS fit jamais l'effort d'oeuvrer à un industrialisme novateur dans cette voie et qu'il en reste quelque chose dans la culture économique russe !

Les verts aiment parfois se perdre dans des conflits sémantiques qui seraient hilarants s'ils ne portaient pas préjudice à la nécessité de leurs idées ! Comme si avoir raison avant les autres sur certains points ne rendaient déjà pas leur vie politique difficile ! Les éternels conflits portant sur la "croissance zéro", "la décroissance", "la croissance quand même un peu", est curieusement abordée par nombre de militants ! La question porte sur le caractère QUALITATIF de la croissance et sur rien d'autre ! Le ralentissement de la croissance en Europe n'a souvent engendré que développement durable du chômage de masse, durable mais insoutenable, car repoussant sans cesse les questions écologiques derrière les préoccupations socio-économiques ! Soutenir par conséquent que Lepage ou Hulot auraient moins leur mot à dire sur la question que Voynet est ridicule ! Prétendre que la droite à moins de raison que la gauche de s'intéresser à ces questions tout autant ! Radicaliser le message par révolte refroidit le patronat français ! Blesser son amour propre en lui indiquant que certains patrons allemands courent plus vite sur la question est plus efficace ! Sur ce point, Cohn-Bendit n'a pas démérité (mais le retour du pavé de l'Esprit des Lois de Montesquieu dans sa tronche va venir) !

Certes, il y aura bien entendu toujours des conflits de méthode auxquels s'ajoutent bien des divergences sur des dossiers en dehors de la sphère d'expertise des verts ! Quand on charge sa barque de mille revendications contestataires, révolutionnaires, altermondialistes, communautaristes (un retour au droit privé parce que le pouvoir s'est éloigné pour le reste) on n'est pas prêts de s'unifier sur l'essentiel ! On engendre le saucissonage idéologique et la culture de la pensée en confettis, un version idéologique du communautarisme ! La famille politique verte dont j'ai fait partie en Belgique se sera souvent tirée des balles dans le pied en ayant une culture de méfiance de ses "élites", un culture de l'égalitarisme à ce point radicale qu'elle consistait surtout à couper les têtes qui dépassent ! Les verts français ont indiqué la voie en premier ! Un peu de méritocratie n'a rien de dangereux !

Il est urgent que la nouvelle génération focalise le débat sur ses lignes de force et qu'elle se pose également des questions sur les aspects pervers de la pensée soixante-huit ! L'a-nationisme, voire l'antinationisme humanitariste va très bien de pair avec le côté a-patride des capitaux boursiers! Si on y rajoute la tentation monétariste (veau d'or), on obtient une trilogie nihiliste ! Par exotisme bobo, les verts aiment toujours mieux la défense des autres cultures que la leur, raison pour laquelle ils s'indignent souvent des propos d'un Chevènement, mais sont curieusement moins dérangés par la présence des partis nationalistes écossais, gallois, catalans, sud-tyroliens dans le groupe des Verts au Parlement européen ! Dramatique pour l'Europe tant l'universalisme français est capital pour sortir d'un monétarisme germanique s'ajoutant à une vision libre-échangisme anglo-saxon écrabouillant les pays latins ! L'Italie et la France n'ont pas fini de s'infliger un supplice qui déstabilisent de plus en plus leur système politique ! Chassez le culturel, il revient au galop, et c'est très bien ainsi !

Néo-libéralisme, ce terme un peu flou remis en ciculation dès les années 90, est un terme qui plombe le débat ! Le dernier survivant de cette famille hétérodoxe d'économistes (Allais, nonagénaire ayant tout vécu et dont le Nobel d'économie fut prophétisé par le sociologue libéral keynésien Aron) hurlait "Chienlit (tiens, ça rappelle quelqu'un) laisser-fairiste et libre-échangiste qui fait le jeu des multinationales" au moment de Maastricht ! Il appelle à un protectionisme européen ! A l'époque de Maastricht, la famille socialiste était bien la première famille politique d'Europe ! Il n'y a pas un libéralisme ou un néo-libéralisme ! Il y a DES néo-libéralismes avec divergeances sur l'utilisation des leviers économiques ! Le gros de la classe politique européenne s'est satisfait du plus mauvais !

A l'heure où Hubert Védrine demande à la gauche d'atterir sur les possibilités (voire même les dangers ou effets pervers) d'un fédéralisme à 27, les verts doivent être les premiers à se poser des questions ! On espère en tous cas que leur meneur au PE méditera avant la fin de sa carrière ! Les arbres n'ont pas de racines ? Ils boivent par la cime ?

Médite, Bendit ! Cela nous évitera de dire : Cohn-Bendit, le francfortois ? Mais c'était le parcours santé de la génération 68 : de l'Ecole freudo-marxiste de Francfort (explosion du grand ça libérateur, version bonobo) à la Banque de Francfort (contraction par le sur-moi version Bis-Mark) en passant par le franc fort (explosion des dettes publiques et de la rente des prédateurs de la finance) avec l'ossature philosophique et macro-économique d'une saucisse de Francfort ! En langage américain, on dit de San Francisco hippie à Chicago Yuppie en passant par la bourse de New York... hum youpie !

Certains verts seront donc mal placés pour donner des leçons à Chevènement ou Dupont-Aignan sur la question ! Mendes-FRANCE et De-GAULLE ont bien indiqué une voie lucide à leurs héritiers ! On ne dépasse pas l'indépassable et le génie, sauf quand on préfère des effets de mode ! Kojève, éminent philosophe hégéliano-marxiste qui fut technocrate européen pour la France avant de mourir d'une attaque cardiaque en juin 68 ne pensait pas que l'Europe tiendrait sans la portée de l'universalisme français ! Il corrigeait De Gaulle et Monnet l'un par l'autre et n'aimait pas mai 68 ! Aron le grand libéral ami de Kojève, ne pensait pas autre chose, lui qui refusait d'abandonner son patriotisme lorrain et qui se félicitait en 81d'une stabilisation de l'Europe dans une version réaliste proche de celle annoncée par De Gaulle ! Avant le grand chambardement...

L'Europe n'est plus qu'un moulin à prières ! Pourquoi ? Parce que la superposition des identités creuses européisme/mondialisme (musclés ou non par le préfixe alter) sont à la politique ce que l'esperanto est à la linguistique ! Un langage artificiel et a-culturel qui ne va nulle part ! L'universalisme français liberté-égalité-fraternité est menacé de disparition ! Ca se protège aussi, ces choses-là ! Comme une République !

Assimiler systématiquement le discours de Chevènement ou de Dupont-Aignan à celui de Lepen ou Devilliers ne doit pas faire oublier que Cohn-Bendit fut applaudi par Madelin au moment de l'UEM, alors que celui-ci est passé depuis soixante-huit de "libérez les Aryens" à "je suis libertarien" ! Au moment du débat sur la Constitution, C-B la défendit avec le philosophe anti-nationiste Antonio Negri, en oubliant que le seul économiste français voulant la suppression de l'Etat-nation français n'est autre que Pascal Salin, libéral-libertarien proche des cercles madelinistes ! Rebelotte ! Libéral-libertaire-libertarien ! On n'en peut plus de se vautrer dans ce subjectivisme romantique, spontanéiste, naturaliste de ver(t)s luisants !

Si l'écrivain allemand Goethe disait "Tout homme a deux patries, la sienne et puis la France", si Benjamin Franklin l'a répété au moment de la Révolution française, si l'Américain Thomas Jefferson l'a lui aussi répété, arrêtons très vite de nous infliger le syndrôme de Waterloo ! Si la France continue de se perdre dans des discussions gauche-droite dignes du café du commerce, si elle ne réaffirme pas très vite ses valeurs, son esprit, sa personnalité au reste de l'Europe par la voie de l'ETAT et de sa POLITIQUE ETRANGERE, les alter-européistes pourront faire de leur pied et de leur main, les pulsions révolutionnaires conscientes ou non de la France d'en-bas n'auront rien de carnavalesque et de romantique ! La France reféodalisée est sur un réchaud à gaz ! Nous sommes sous Louis XV ! Il est moins une.. Barre ! Bayrou ! Pardon ! Capiche Jean d'Arc Royal ? Capiche Napoléon III le petit sarko ?

Il est plus facile de se fantasmer trotskyste ou libertaire en 68 que de se poser la question de savoir pourquoi Malraux, qui fit la guerre d'Espagne avec des trotskystes et des anarchistes, se rallia à De Gaulle après un face à la mort dans la résistance ! Il est plus facile d'arborer un T-shirt de Guevara que de comprendre pourquoi un intellectuel français qui combattit à ses côtés et qui connut la taule et les passages à tabas, Régis Debray, écrivait dans les années 90 un livre intitulé "A demain De Gaulle" ! Le volontarisme politique et l'activisme romantique n'évoluent pas à la même altitude ! Faut jamais confondre la poésie et la politique, sinon on pond une génération de mauvais poètes et de mauvais politiciens !

Rien n'est plus affaire de micro-idéologie, de petit marxisme gnangnan, dogmatique ou poétique ou de petit libéralisme naturaliste pour affairistes ! Tout est une question de degré dans chaque courant démocratique ! Elargir sa conscience avant d'élargir l'Europe à tous les vents contraires est de la plus haute urgence ! Et les jeunes verts ont du pain sur la planche ! On vire toujours sa cuti gauchiste un jour ! L'important n'est pas de savoir pourquoi ! L'important, c'est de savoir COMMENT ! Parole d'ancien révolté fils et petit-fils de syndicaliste qui a quitté un parti vert pour un micro parti "Rassemblement Wallonie-France" ! Plus est en nous ! Allons, enfants de la PATRIE !
 
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