Un problème avec cette vidéo ? L'affaire Bryan le Cap
Tout le monde a du déjà voir ce reportage à la fois très drôle et consternant, où un gamin lyonnais se met dans le citron qu'il est une star. Une idée bien appuyée par son entourage, en particulier par le gros moustachu qui se présente comme son manager.
L'ennui, c'est que, quelques années plus tard, on a appris ceci :
//
Le gourou de Rillieux face à la justice
Gilbert Boeuf, 47 ans, est accusé d’avoir violé un adolescent qu’il avait promis de transformer en star de la chanson. Il est actuellement jugé par la cour d’Assises avec ses deux complices.
Fils d’une serveuse de Rillieux-la-Pape, Bryan rêvait d’être une vedette. Courant 2002, alors qu’il n’a que 14 ans, il croise par hasard Gilbert Boeuf qui est un véritable personnage dans cette petite ville de la banlieue lyonnaise où il se présente comme un “coach vocal”, prêt à mettre ses talents au service de jeunes artistes. Il a même un pseudo : Jean-Philippe Charrier, “JP” pour les intimes, et il a créé le “Jenny Team”, une “école du spectacle”. En fait, une association qui porte le prénom de la première adolescente qu’il a coachée. Ce moustachu d’apparence joviale en impose aussi par sa forte corpulence, à la limite de l’obésité, qui contraste avec sa voix fluette et ses manières efféminées.
Bryan, un petit joufflu aux cheveux courts dont la voix n’a pas encore mué, semble une cible intéressante pour Boeuf. Il va donc proposer à la mère de Bryan d’être son manager. Un contrat est même signé.
Pourtant, son curriculum vitae est loin d’être celui d’un vrai manager. Sans formation, Boeuf a fait tous les métiers : manutentionnaire, animateur, chauffeur-livreur... Et il se retrouve alors au chômage dans un modeste appartement de la Zup de Rillieux qu’il partage avec son ami, Boris Fourcade, douze ans plus jeune que lui. Cheveux courts, athlétique, cet archiviste à la Caisse régionale d’assurance maladie vit depuis 10 ans avec Boeuf. Mais ils ont aussi été rejoints par une jeune comptable de la Cram, Florence Grenier, 26 ans, une brune de forte corpulence, qu’ils hébergent. Un ménage à trois ? Dans le quartier, c’est la rumeur qui circule. Mais la mère de Bryan expliquera plus tard que Boeuf présentait Boris comme son fils et Florence comme sa concubine.
“Confessions intimes”
A l’époque, Bryan et sa mère ne tiennent pas compte de ces rumeurs. D’autant plus que les émissions qui prétendent dénicher les futures vedettes de variété sont devenues un vrai phénomène. Graines de star, Star academy, Nouvelle star... Un univers de paillettes qui fascine de nombreux ados comme Bryan. Une fascination que Boeuf va exploiter à fond. Tout d’abord, il lui donne un nom de scène : “Bryan le Cap”. Ce jeune ado va alors écumer les fêtes des associations locales de Rillieux à l’espace Baudelaire où il va faire quelques prestations remarquées. Un succès encore modeste mais Bryan y croit. Boeuf lui monte même une petite chorégraphie avec des chœurs. A la surprise de sa mère, Bryan décide alors d’arrêter ses études en 4e pour se consacrer à “sa carrière”. Mais elle accepte, comme elle accepte de s’installer sur le même palier que Boeuf.
Bryan va donc courir les castings avec son manager. Mais Boeuf ne réussira à le faire participer qu’à l’émission Confessions intimes de TF1. Un reportage qui est loin de lui apporter la renommée qu’il espère car cette chaîne accepte en fait de suivre Bryan pour montrer le décalage entre ses rêves de star et la réalité. D’ailleurs, le titre est cruel : “je suis une star mais je suis le seul à le croire”. TF1 suit Bryan dans la banlieue lyonnaise jusqu’à un casting raté à Paris et il apparaît au fil du reportage comme un ado prétentieux. D’ailleurs, les journalistes en rajoutent dans les commentaires ironiques. En revanche, son manager, l’incontournable “JP”, qualifié de “bon professionnel”, s’en sort plutôt bien. Il affirme même jouer la “nounou” de cet ado qu’il juge ‘très possessif”. Neuf mois plus tard, TF1 va contacter à nouveau Bryan pour faire le point sur son évolution. Il a mûri, son visage s’est affiné, il a laissé pousser ses cheveux et on voit qu’il a gagné en modestie et en lucidité. Mais là encore, il ne s’impose pas comme une future star. Et quand Bryan enregistre un CD, c’est un flop. Les ventes sont ridicules.
La mère de Bryan garde cependant toute sa confiance à Boeuf qui va emmener son “protégé” en vacances et même l’héberger de plus en plus souvent chez lui.
“Un véritable rapt”
Mais fin octobre 2004, c’est la rupture. Bryan refuse de retourner chez Boeuf, affirmant “qu’il arrête la chanson”. Boeuf réagit aussitôt sur le site internet de son association en expliquant que Bryan a interrompu sa carrière car “son envie de liberté était plus forte”. Boeuf affirme même avoir reçu la proposition d’un “grand éditeur national pour écrire un livre qui retrace cette aventure artistique.” Le titre est déjà choisi : “Bryan Le Cap victime de la télé-réalité”. Un livre où son manager promet des révélations sur les “terribles secrets de Bryan” et “les centaines de mensonges” qu’il a découverts après son départ. Toujours aussi mégalo, Boeuf précise qu’il va être invité dans une grande émission de télé pour présenter ce livre...
Mais la gendarmerie va mettre fin à ses délires. Car la mère de Bryan va obtenir des confessions étonnantes de son fils. L’image de la petite star protégée par son manager vole alors en éclats. Bryan révèle comment Boeuf, avec ses amis Fourcade et Grenier, lui ont imposé des relations sexuelles. Le 13 novembre 2004, Bryan, accompagné de sa mère, va porter plainte pour viol à la gendarmerie de Rillieux où les fonctionnaires recueillent ses confessions détaillées. Selon Bryan, le trio lui aurait imposé ces relations sexuelles dès fin 2002, avant même qu’il vive régulièrement chez eux. Alors qu’il a tout juste 14 ans.
Les gendarmes vont donc interpeller Boeuf et ses deux complices, mais aussi perquisitionner leur domicile où ils vont découvrir de nombreuses photos de ces relations sexuelles. Placés en garde à vue, Boeuf, Fourcade et Grenier ne peuvent donc pas nier les faits mais ils affirment que Bryan était “consentant” et même “demandeur”. L’affaire est alors confiée au juge Marc Laleix qui va les incarcérer le 24 novembre 2004. Boeuf et Fourcade sont mis en examen pour viol sur mineur, alors que Grenier s’en tire avec une accusation d’atteinte sexuelle. Ce magistrat accable en particulier Boeuf qui s’est selon lui comporté comme un “gourou” en exerçant une forte emprise psychologique sur Bryan pour le soumettre à ses désirs.
Victime de son rêve
Deux psychiatres lyonnais, les Dr Pierre Charazac et Yves Boudart, qui vont examiner Bryan, soulignent que cet adolescent n’a “aucune tendance à la fabulation”. Et ils relèvent que ces deux ans auprès de Boeuf et ses deux amis l’ont profondément traumatisé, en insistant sur le chantage “quotidien et violent” qu’il a subi. Ce qui va provoquer chez lui “une désocialisation”. Pour ces experts, Bryan a été littéralement enlevé à sa famille : “un véritable rapt”. Quant à Boeuf et ses complices, les psychiatres les considèrent “responsables de leurs actes” mais ils insistent sur leur “névrose narcissique”. En clair : ils étaient tellement centrés sur eux-mêmes qu’ils n’ont pas tenu compte de Bryan ni de ses souffrances.
Ce trio sera jugé du 24 au 27 avril prochain par la Cour d’Assises de Lyon. En première ligne dans la défense : Me Charles et Me Aucoin, les avocats de Boeuf et Fourcade vont expliquer que leurs clients reconnaissent des atteintes sexuelles sur mineur. Mais pas de viol. C’est-à-dire qu’ils n’ont usé ni de violence ni de menaces pour parvenir à leurs fins. Un enjeu de taille car ils risquent 10 ans de prison au maximum pour les atteintes sexuelles, contre 20 ans pour viol. Des avocats qui pourraient même exhiber des photos que Bryan a diffusées sur son blog où on le voit pratiquement nu. Objectif : insister sur le caractère extraverti de cet adolescent pour relativiser la responsabilité des adultes qui ont profité de lui. En face, Me Hervé Bambanaste, l’avocat de Bryan, va au contraire insister sur le traumatisme de son client en expliquant que son côté très extraverti confirme justement qu’il a été très perturbé par toute cette affaire.
Mais quelle que soit l’issue de ce procès, l’histoire de Bryan Le Cap restera celle d’un adolescent qui rêvait d’être une star et qui a été victime de son rêve.
Lionel Favrot
//
A la place de TF1, je me serai déjà senti mal rien qu'à faire puis diffuser ce reportage, qui allait évidemment massacrer la vie de ce gamin. Maintenant, je me demande comment la journaliste qui a accompagné ce gosse pendant 2 jours et a fait la rencontre du manager n'ait pas vu que quelque chose clochait bien plus en profondeur, et ait tout orienté pour ainsi avoir un joli reportage à charge qui fasse bien vendre.
La grande classe.
Je serai curieux d'avoir son avis sur la question.
L'ennui, c'est que, quelques années plus tard, on a appris ceci :
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Le gourou de Rillieux face à la justice
Gilbert Boeuf, 47 ans, est accusé d’avoir violé un adolescent qu’il avait promis de transformer en star de la chanson. Il est actuellement jugé par la cour d’Assises avec ses deux complices.
Fils d’une serveuse de Rillieux-la-Pape, Bryan rêvait d’être une vedette. Courant 2002, alors qu’il n’a que 14 ans, il croise par hasard Gilbert Boeuf qui est un véritable personnage dans cette petite ville de la banlieue lyonnaise où il se présente comme un “coach vocal”, prêt à mettre ses talents au service de jeunes artistes. Il a même un pseudo : Jean-Philippe Charrier, “JP” pour les intimes, et il a créé le “Jenny Team”, une “école du spectacle”. En fait, une association qui porte le prénom de la première adolescente qu’il a coachée. Ce moustachu d’apparence joviale en impose aussi par sa forte corpulence, à la limite de l’obésité, qui contraste avec sa voix fluette et ses manières efféminées.
Bryan, un petit joufflu aux cheveux courts dont la voix n’a pas encore mué, semble une cible intéressante pour Boeuf. Il va donc proposer à la mère de Bryan d’être son manager. Un contrat est même signé.
Pourtant, son curriculum vitae est loin d’être celui d’un vrai manager. Sans formation, Boeuf a fait tous les métiers : manutentionnaire, animateur, chauffeur-livreur... Et il se retrouve alors au chômage dans un modeste appartement de la Zup de Rillieux qu’il partage avec son ami, Boris Fourcade, douze ans plus jeune que lui. Cheveux courts, athlétique, cet archiviste à la Caisse régionale d’assurance maladie vit depuis 10 ans avec Boeuf. Mais ils ont aussi été rejoints par une jeune comptable de la Cram, Florence Grenier, 26 ans, une brune de forte corpulence, qu’ils hébergent. Un ménage à trois ? Dans le quartier, c’est la rumeur qui circule. Mais la mère de Bryan expliquera plus tard que Boeuf présentait Boris comme son fils et Florence comme sa concubine.
“Confessions intimes”
A l’époque, Bryan et sa mère ne tiennent pas compte de ces rumeurs. D’autant plus que les émissions qui prétendent dénicher les futures vedettes de variété sont devenues un vrai phénomène. Graines de star, Star academy, Nouvelle star... Un univers de paillettes qui fascine de nombreux ados comme Bryan. Une fascination que Boeuf va exploiter à fond. Tout d’abord, il lui donne un nom de scène : “Bryan le Cap”. Ce jeune ado va alors écumer les fêtes des associations locales de Rillieux à l’espace Baudelaire où il va faire quelques prestations remarquées. Un succès encore modeste mais Bryan y croit. Boeuf lui monte même une petite chorégraphie avec des chœurs. A la surprise de sa mère, Bryan décide alors d’arrêter ses études en 4e pour se consacrer à “sa carrière”. Mais elle accepte, comme elle accepte de s’installer sur le même palier que Boeuf.
Bryan va donc courir les castings avec son manager. Mais Boeuf ne réussira à le faire participer qu’à l’émission Confessions intimes de TF1. Un reportage qui est loin de lui apporter la renommée qu’il espère car cette chaîne accepte en fait de suivre Bryan pour montrer le décalage entre ses rêves de star et la réalité. D’ailleurs, le titre est cruel : “je suis une star mais je suis le seul à le croire”. TF1 suit Bryan dans la banlieue lyonnaise jusqu’à un casting raté à Paris et il apparaît au fil du reportage comme un ado prétentieux. D’ailleurs, les journalistes en rajoutent dans les commentaires ironiques. En revanche, son manager, l’incontournable “JP”, qualifié de “bon professionnel”, s’en sort plutôt bien. Il affirme même jouer la “nounou” de cet ado qu’il juge ‘très possessif”. Neuf mois plus tard, TF1 va contacter à nouveau Bryan pour faire le point sur son évolution. Il a mûri, son visage s’est affiné, il a laissé pousser ses cheveux et on voit qu’il a gagné en modestie et en lucidité. Mais là encore, il ne s’impose pas comme une future star. Et quand Bryan enregistre un CD, c’est un flop. Les ventes sont ridicules.
La mère de Bryan garde cependant toute sa confiance à Boeuf qui va emmener son “protégé” en vacances et même l’héberger de plus en plus souvent chez lui.
“Un véritable rapt”
Mais fin octobre 2004, c’est la rupture. Bryan refuse de retourner chez Boeuf, affirmant “qu’il arrête la chanson”. Boeuf réagit aussitôt sur le site internet de son association en expliquant que Bryan a interrompu sa carrière car “son envie de liberté était plus forte”. Boeuf affirme même avoir reçu la proposition d’un “grand éditeur national pour écrire un livre qui retrace cette aventure artistique.” Le titre est déjà choisi : “Bryan Le Cap victime de la télé-réalité”. Un livre où son manager promet des révélations sur les “terribles secrets de Bryan” et “les centaines de mensonges” qu’il a découverts après son départ. Toujours aussi mégalo, Boeuf précise qu’il va être invité dans une grande émission de télé pour présenter ce livre...
Mais la gendarmerie va mettre fin à ses délires. Car la mère de Bryan va obtenir des confessions étonnantes de son fils. L’image de la petite star protégée par son manager vole alors en éclats. Bryan révèle comment Boeuf, avec ses amis Fourcade et Grenier, lui ont imposé des relations sexuelles. Le 13 novembre 2004, Bryan, accompagné de sa mère, va porter plainte pour viol à la gendarmerie de Rillieux où les fonctionnaires recueillent ses confessions détaillées. Selon Bryan, le trio lui aurait imposé ces relations sexuelles dès fin 2002, avant même qu’il vive régulièrement chez eux. Alors qu’il a tout juste 14 ans.
Les gendarmes vont donc interpeller Boeuf et ses deux complices, mais aussi perquisitionner leur domicile où ils vont découvrir de nombreuses photos de ces relations sexuelles. Placés en garde à vue, Boeuf, Fourcade et Grenier ne peuvent donc pas nier les faits mais ils affirment que Bryan était “consentant” et même “demandeur”. L’affaire est alors confiée au juge Marc Laleix qui va les incarcérer le 24 novembre 2004. Boeuf et Fourcade sont mis en examen pour viol sur mineur, alors que Grenier s’en tire avec une accusation d’atteinte sexuelle. Ce magistrat accable en particulier Boeuf qui s’est selon lui comporté comme un “gourou” en exerçant une forte emprise psychologique sur Bryan pour le soumettre à ses désirs.
Victime de son rêve
Deux psychiatres lyonnais, les Dr Pierre Charazac et Yves Boudart, qui vont examiner Bryan, soulignent que cet adolescent n’a “aucune tendance à la fabulation”. Et ils relèvent que ces deux ans auprès de Boeuf et ses deux amis l’ont profondément traumatisé, en insistant sur le chantage “quotidien et violent” qu’il a subi. Ce qui va provoquer chez lui “une désocialisation”. Pour ces experts, Bryan a été littéralement enlevé à sa famille : “un véritable rapt”. Quant à Boeuf et ses complices, les psychiatres les considèrent “responsables de leurs actes” mais ils insistent sur leur “névrose narcissique”. En clair : ils étaient tellement centrés sur eux-mêmes qu’ils n’ont pas tenu compte de Bryan ni de ses souffrances.
Ce trio sera jugé du 24 au 27 avril prochain par la Cour d’Assises de Lyon. En première ligne dans la défense : Me Charles et Me Aucoin, les avocats de Boeuf et Fourcade vont expliquer que leurs clients reconnaissent des atteintes sexuelles sur mineur. Mais pas de viol. C’est-à-dire qu’ils n’ont usé ni de violence ni de menaces pour parvenir à leurs fins. Un enjeu de taille car ils risquent 10 ans de prison au maximum pour les atteintes sexuelles, contre 20 ans pour viol. Des avocats qui pourraient même exhiber des photos que Bryan a diffusées sur son blog où on le voit pratiquement nu. Objectif : insister sur le caractère extraverti de cet adolescent pour relativiser la responsabilité des adultes qui ont profité de lui. En face, Me Hervé Bambanaste, l’avocat de Bryan, va au contraire insister sur le traumatisme de son client en expliquant que son côté très extraverti confirme justement qu’il a été très perturbé par toute cette affaire.
Mais quelle que soit l’issue de ce procès, l’histoire de Bryan Le Cap restera celle d’un adolescent qui rêvait d’être une star et qui a été victime de son rêve.
Lionel Favrot
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A la place de TF1, je me serai déjà senti mal rien qu'à faire puis diffuser ce reportage, qui allait évidemment massacrer la vie de ce gamin. Maintenant, je me demande comment la journaliste qui a accompagné ce gosse pendant 2 jours et a fait la rencontre du manager n'ait pas vu que quelque chose clochait bien plus en profondeur, et ait tout orienté pour ainsi avoir un joli reportage à charge qui fasse bien vendre.
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Tags : attouchements, bryan, cap, chanson, chanteur, charrier, confessions, deontologie, enfant, honte, intimes, journalisme, journaliste, lecap, lyon, manager, mineur, poubelle, reportage [...]





Mais je voudrais souligner le fait qu’a nouveau on ne voit pas ou sont toutes les ordures.
Ceux qui film ça, ne valent pas mieux.
Venir filmer cette déchéance et s’en faire du fric c’est pathétique.
Au nom de leur Audimat, ils le poussent à jouer les stars…Et cherchent son arrogance dans tous les plans.
Ils ont profondément participé à accentuer son délire mégalomaniaque en le filmant !
Et ils le savaient pertinemment. Mais rien à foutre. Ca fera du fric…
Ils ont profondément enfoncé le gosse dans son délire ! La mère de ce gosse devrait saisir la justice et réclamer des dommages et intérêt, histoire de calmer les ardeurs de cette télé pourrie !
Je Travaille dans le monde du net et si tu veux un conseil pour être lu...N'écris pas trop...
Faut pas coller un pâté de lettre devant les yeux de l'internaute qui veut son info très vite...
Y a des astuces que tu ne peux pas pratiquer ici...genre étaler ton texte sur plusieurs pages etc...
C'est con je sais, mais c'est comme à la téloche. Faut être précis et concis.
En tout cas, merci pour la vidéo et le temps que tu as passé à mettre tout ça en place.
et qu en est il du jugement?
j ai pas trouvé l info
ou elle est naive ou elle est inconsciente
elle a une part de responsabilité
ne pas briser trop abruptement le réve des enfants, c est d accord
mais il ne s agit pas d une asso de quartier ou un club qui propose une activité
les parents doivent protéger leurs enfants
à noter que si la diffusion par tf1 du reportage prete à polémiques aujourd hui plus qu hier vu les tristes évenements, alors le fait que le site de karl accepte à son tour sa rediffusion ne me semble pas plus glorieux
quand a la mère je suis tout a fait d'accord avec toi, elle a surement une part de responsabilité faut pas déconner.
quand tu fait un gosse c'est pas juste un "coup de bite" faut assumer derrière.
là, vraisemblablement, c'est du grand n'importe quoi.
une vision édifiante de la misère de notre société.
c'est …
pas de mots.
merci à toi francis, surtout pour ton descriptif.
Cela me paraît curieux, car le réflexe premier pour un manager serait de mettre quelques limites à ce délire, et pas de l’aider à lui coller les pompes.
C’est limite une dérive pseudo sectaire.
Je serais sa mère je me poserais des questions.
Tout s’explique, sauf l’aveuglement des parents.
Ils ont des peaux de saucisson devant les yeux ou quoi ?…
Putain que c’est glauque…
Complément d'info :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Narcisse_%28mythologie%29
C'est la télé et ses rêves... de faire rêver les gens à gagner beaucoup de fric,
Par la suite, gare à la chute...
Le discernement toujours !
Mais parfois c'est si dur, surtout lorsqu'on a 14 ans et que l'on a des rêves...
Dans un tel système, dur de ne pas se planter, mieux vaut donc être prudent et bien accompagné...
Amitiés :-)
par ailleurs, c'est pas parce que des gens sont tarés a l'image que ça en fait des pédophile, je comprends tout à fait que l'équipe n'est rien vu, puisque ce n'est pas cela qu'elle cherchait...
et pour la mère, pareil, aveuglé par le délire de son fils comment aurait elle pu voir quoi que ce soit
ce genre d'histoire il en arrive plein, c'est toujours aussi imcompréhensible et scandaleux, mais c'est comme ça, et ces histoires ne passent pas sur tf1 ni sur web2zero
c'est très triste, rien de plus
"Lyon: un pseudo-manageur condamné à 14 ans de prison pour viol sur mineur
Le 26/04/2007 à 19:07
Gilbert Boeuf a été reconnu coupable de viols sur mineur en réunion.
Le complice du manipulateur - son compagnon de 34 ans, qu'il faisait passer pour son fils - a été condamné à 10 ans de réclusion criminelle, et une femme de 28 ans qu'il hébergeait et qu'il présentait comme sa compagne, à 3 ans avec sursis et mise à l'épreuve."
Il tiens un blog comme tous les ados,vous pouvez y jeter un coup d'oeuil: http://bryan69lyon.skyrock.com/
Je trouve que c'est quand même une évolution que certains pédophiles soit jugés.
On connaît tous au moins une personne qui a été la victime d'un pédophile... J'ai l'impression que la plupart des pédophiles ne passeront jamais devant un tribunal...